Immobilier : le marché retrouve la raison, après une année de records

Avec des taux d'intérêt historiquement bas, il est possible d'emprunter pour une très longue durée. Alors, est-ce le bon moment pour acheter votre logement ?

LOGEMENT - Au mois de septembre, après une année frénétique, le marché immobilier est revenu à ses standards pré-Covid, enregistrant 6,5% de recherches de moins par rapport à 2019. Les maisons, de préférence dans les petites et moyennes villes, restent recherchées, en priorité par les futurs acquéreurs.

La frénésie immobilière liée au Covid retombe. Après une année de records, le nombre de recherches à l'achat progressant de 48,1% par rapport à 2019, le marché s'apprête à retrouver son niveau pré-crise sanitaire. Une étude, menée par PAP, le portail immobilier entre particuliers, sur les 3.230.044 recherches d'achat effectuées sur PAP.fr, entre le 1er et le 30 septembre 2021, comparée aux recherches menées sur la même période en 2020 et 2019, appuie cette tendance. Le mois dernier, le volume de recherches a baissé de 36,9% par rapport à 2020, pour se retrouver de 6,5% en dessous de son niveau de 2019. 

Pour autant, les critères post-Covid, apparus après le premier confinement, résistent. "Il y a bien un avant et un après Covid", note PAP, avec une appétence marquée pour la campagne, qui offre verdure et vie en extérieur. En septembre 2021, l'effet de la crise sanitaire reste toujours visible. Les petites villes et les zones rurales restent attractives (+21,9% en 2019), alors que, dans le même temps, les moyennes (-6,8%) et grandes villes (-16,1%) enregistrent une baisse significative d'intérêt. Cette tendance  à la baisse est encore plus accentuée pour les grandes métropoles (-23,3%) et en particulier Paris (-25,9%).

Toute l'info sur

Coronavirus : l'impact économique de la pandémie

Recherche maison avec jardin

Fortement plébiscitées par les acquéreurs en 2020 (68% des recherches), les maisons ont toujours la cote cet automne. Elles représentent 63% des recherches en septembre 2021, contre 59% en 2019. "L'évolution des critères de recherche est intimement liée à la situation du télétravail", précise PAP. "Or, on constate que le télétravail a survécu à la crise sanitaire puisqu'il est désormais largement institutionnalisé dans de nombreuses entreprises." Toutefois, ne pouvant pas être à 100% en distanciel, avec un à deux jours de télétravail dans la majorité des cas, certains acheteurs ont dû "revoir leurs projets ou partir moins loin". Dès lors, dans les zones traditionnellement tendues, les vendeurs vont devoir s'adapter à un marché, où les acquéreurs sont moins nombreux, et revoir leurs stratégies de vente. 

Lire aussi

Au-delà d'estimer son bien à la juste valeur, sous peine de le garder longtemps sur les bras, et de soigner la présentation de son offre, il est conseillé de ne pas attendre "la saison des ventes" pour vendre. "Le recul des recherches laisse planer un doute sur l'avenir du marché à court et moyen terme", juge PAP. "Il est donc plus prudent de démarrer sa vente le plus rapidement possible. La baisse du nombre d'acheteurs pourrait nécessiter davantage de temps pour conclure sa vente. Commencer plus tôt, c'est la garantie d'engranger des contacts, dès maintenant."

Sur le même sujet

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.