Immobilier : après le confinement, les appartements avec balcon ou terrasse s'arrachent

Immobilier : après le confinement, les appartements avec balcon ou terrasse s'arrachent

TENDANCE - Avec le confinement, les besoins des Français ont changé en matière de logement. Les citadins qui en ont les moyens veulent désormais des balcons, voire des terrasses, en centre-ville.

Après avoir passé un an enfermé dans un appartement sans balcon, ni terrasse, Loic, professeur de sport à Grenoble, a décidé de changer de logement. Son premier critère avant d'acheter ? Un espace extérieur. "Je voulais vraiment un balcon en centre-ville",  explique-t-il au micro de TF1. "Il fait beau, ça me donne envie de bronzer, d'inviter des amis, maintenant qu'on a le droit."

Ces quatre petits mètres carrés de béton externes ont changé la donne. L'appartement situé dans le centre-ville de Grenoble a été vendu 245.000 euros, soit 10% de plus qu'il y a un an. 

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Une situation qui n'étonne pas Geoffrey Trenta, responsable d'une agence immobilière dans la ville Iséroise. Selon lui, depuis le confinement, "95% des acheteurs vont donner comme critère principal, que ce soit un studio, T1, T2, T3, T4, un extérieur. Aujourd'hui c'est devenu un critère indispensable."

Des envies qui se répercutent sur les prix de l'immobilier. Selon France Info, depuis le premier confinement, le prix des appartements avec extérieur ont bondi de 4,3% en moyenne contre 0,6% pour les autres. Pour une même surface, un appartement avec terrasse coûte en moyenne 12% de plus qu'un appartement sans extérieur. Un logement de 80 mètres carré est ainsi vendu 36.000 euros de plus à Nice, 40.000 à Lyon, ce montant atteint 100.000 euros dans la capitale. 

Le prix des maisons augmente de 6,5%

Autre phénomène relevé par le notaire parisien Thierry Delesalle lors de présentation des chiffres trimestriels du marché de l'immobilier par la Chambre des notaires du Grand Paris au mois de mai dernier, les confinements successifs ont rendu "la pièce de bureau quasi indispensable."

Ainsi, les prix des logements anciens ont continué d'augmenter au premier trimestre, en progrès de 5,9%, avec pour la première fois depuis 2016 une hausse plus marquée pour le prix des maisons (+6,5%) que pour les appartements (+5,1%). L'attrait général pour les maisons est notamment porté par le marché francilien, où les prix ont grimpé de 7,1% ce trimestre, après une hausse de 6,8% fin 2020. 

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Selon les notaires du Grand Paris, cette hausse générale des prix devrait se poursuivre au moins jusqu'à l'été, soutenue notamment par l'épargne accumulée durant la crise sanitaire. 

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