"Pourquoi payer si je fais le travail moi-même ?" : les syndics remplacés par de nouveaux acteurs

"Pourquoi payer si je fais le travail moi-même ?" : les syndics remplacés par de nouveaux acteurs

IMMOBILIER – Face aux dcritiques faites aux syndics traditionnels, de nouveaux acteurs font leur apparition sur le marché. Appelés "néo-syndics", ils séduisent les copropriétés grâce à des prix plus bas et à un développement numérique.

Trop chers, pas assez réactifs, peu transparents... Les reproches faits aux syndics traditionnels sont nombreux. Si bien que certaines copropriétés se tournent désormais vers de nouveaux acteurs : les "néo-syndics". 

C’est le choix qui a été fait dans l’immeuble de Zineedine Abbas. "Je faisais le travail moi-même. Par exemple, faire les devis, suivre les entreprises, réclamer certaines choses… à partir de ce moment-là, pourquoi payer si je fais le travail moi-même ?", s’interroge ainsi, dans le reportage de TF1 en tête de cet article, ce copropriétaire et président du conseil syndical de l’immeuble du centre-ville de Nice qu’il occupe.

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Car c’est bien le prix qui distingue ces deux solutions. Pour gérer la trésorerie, suivre les travaux ou changer le digicode, les syndics traditionnels demandent à chaque propriétaire entre 200 et 360 euros par an. Les néo-syndics, eux, facturent entre 100 et 200 euros, ils sont donc près de 20% moins chers. 

Une différence de prix qui s’explique par le développement numérique des néo-syndics. Fini les papiers et le répondeur numérique, tout copropriétaire client d’un néo-syndic peut surveiller sur son ordinateur personnel les comptes de l’immeuble comme les échanges de mails entre le syndic et les artisans lors de travaux. "On a les informations immédiatement", assure Olivier Hoste, copropriétaire et client d’un néo-syndic.

 

Des outils numériques qui permettent plus de transparence, mais aussi plus de réactivité, assure le fondateur d’un néo-syndic. Suite à une demande d’intervention qui peut être rentrée directement en ligne, "on va prévenir l’artisan et suivre l’action jusqu’à la résolution du problème", vante Eytan Koren.

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Pourtant, l’ensemble de ces nouvelles entreprises ne remplissent pas toutes les missions dans leur tarif de base. "Si on n'a pas de copropriétaire qui dispose de suffisamment de temps de disponibilité pour traiter les dossiers, c’est clair qu’il est peut-être préférable de passer par un syndic professionnel, on va dire classique", souligne David Rodrigues juriste spécialiste du logement. Face à la concurrence, ces derniers commencent même à se moderniser et tentent également de baisser leurs prix pour répondre à la pression exercée par ces nouveaux acteurs.  

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