Investir dans l’immobilier pour louer : est-ce le bon moment pour se lancer ?

Investir dans l’immobilier pour louer : est-ce le bon moment pour se lancer ?
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PERSPECTIVES - Le coronavirus n’arrête pas le marché de l’immobilier. Acheter de la pierre, qu’elle que soit la conjoncture, offre un rendement toujours intéressant. Seules les banques peuvent freiner à la marge l’appétit des investisseurs.

L’immobilier vaut de l’or. Enfin, presque. En tout cas, ces deux valeurs font la paire : la demande ne se tarit pas et les investisseurs les considèrent comme des "valeurs refuges", les plus sûres des marchés d’épargne. L’or, métal précieux inconvertible en monnaie depuis 1971, conserve toujours ses atouts. Mais l’immobilier ne manque pas d’arguments pour compléter vos revenus et répond avec panache.

Qu’importe la période, si dure soit-elle, tout le monde cherche en effet à se loger. Sur le marché de l’immobilier, l’offre et la demande évolue peu. Les crises retardent parfois les achats, mais les acquéreurs abandonnent rarement leurs projets. Une fois l’achat fait, le propriétaire investisseur aura toujours de bonnes chances de trouver un locataire durable ou saisonnier, actif, vacancier ou étudiant n’ayant pas envie ou pas les moyens de se payer une habitation.

Cette année l’illustre à merveille : si pour de nombreux secteurs économiques 2020 ressemble à un cataclysme, l’immobilier a bien résisté. Fin septembre, le nombre de transactions réalisées au cours des 12 derniers mois en France métropolitaine n’avait baissé que de 5 % et tutoyait le million d’opérations. Les prix dans l’ancien continuent leur ascension (+4,2 % pour les maisons, +6,5 % pour les appartements). Quant aux prix du neuf, ils risquent de flamber : les mairies accordent de moins en moins de permis de construire et les promoteurs immobiliers, en crise, ne parviennent plus à livrer assez de logements pour soutenir la demande. Seule ombre au tableau, la chute vertigineuse des ventes d’immobilier commercial, les entreprises préférant s’en remettre au télétravail.

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Tous les biens sont valorisés

Pour Bassel Abedi, fondateur du site de conseils aux investisseurs rendementlocatif.com, c’est clair : "C’est toujours le moment d’investir dans la pierre. L’immobilier ne cesse de s’apprécier et les murs ne disparaissent jamais. En s’y prenant bien, on peut réduire la prise de risque à son maximum, ce que l’on ne peut pas forcément faire en bourse." Pour lui, les crises servent à redonner du crédit à certains logements souvent boudés. "Le coronavirus a par exemple permis de remettre au goût du jour les appartements en rez-de-chaussée, avec un espace privé en extérieur en centre-ville. Beaucoup de familles cherchent à s’évader dans de grandes maisons avec jardins voire piscine en périphérie plus éloignée." La généralisation du télétravail pourrait changer l’habitude des investisseurs. Certains courtiers en immobilier envisagent une stagnation voir une petite baisse des prix des espaces plus importants dans les grandes villes, en particulier à Paris.

En France, l’État en mal de logements valorise les locations. De nombreux dispositifs de défiscalisation existent pour aider les propriétaires à prêter leurs murs. Qui plus est, les prêts bancaires à long terme se maintiennent à des taux historiquement bas : autour de 0,8 % pour un emprunt sur 15 ans, tandis qu’il vous sera possible d’acheter un logement de 55 m² (surface moyenne sur l’ensemble de la France métropolitaine) sans apport en remboursant 800 € pendant 20 ans à votre banque.

Ainsi, aujourd’hui le rendement de l’immobilier, entre 3 et 5 % en fonction de la manière d’investir, surpasse largement celui des comptes épargnes. L’assurance-vie plafonne autour de 2 %, les plans épargne logement à moins de 2 % et le livret A à 0,5 % pour ne citer que les principaux.

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Freins bancaires

Prudence toutefois au moment de proposer son projet d’achat aux institutions financières. Les banques, de mieux en mieux régulées notamment par les législations européennes, font preuve de frilosité et demandent des garanties plus importantes aux futurs acquéreurs. Il vous sera ainsi imposé de retenir un reste à vivre pour les dépenses du quotidien de 850 € par mois pour une personne seule et de 1500 € pour un couple, après le paiement de vos dettes (crédits, factures). C’est 50 € de plus qu’avant la crise du Covid19. Ce qui n’interdit pas aux petits budgets d’investir : les maigres bourses peuvent choisir de prendre une participation dans un projet immobilier à partir de 500 €.

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