L’UFC-Que Choisir accuse Vinted de "pratique commerciale trompeuse"

L’UFC-Que Choisir accuse Vinted de "pratique commerciale trompeuse"

CONSOMMATION - L'association UFC-Que Choisir annonce avoir lancé mardi, une action de groupe devant le Tribunal judiciaire de Paris contre Vinted, champion de la vente en ligne de vêtements d'occasion en raison d'une commission "soi-disant optionnelle" facturée lors de chaque transaction.

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a annoncé mardi dans un communiqué avoir lancé une action de groupe devant le Tribunal judiciaire de Paris contre Vinted, leader sur le marché de la vente de seconde main. Elle dénonce ce qu'elle considère comme une "pratique commerciale trompeuse". En effet, une offre présentée par le géant lituanien comme "optionnelle" serait systématiquement facturée depuis 2016 à ses acheteurs. 

"L'option n'en est pas une"

Vinted aurait pris soin de camoufler son offre,  sous l'appellation "Protection Acheteurs", et son caractère payant n’est affiché qu’au dernier stade de la transaction avant de disparaitre. Selon le communiqué de l'association de consommateurs, "aucune fonctionnalité ne permet de la refuser, de la désactiver ou de la supprimer" ce qui met devant le fait accompli  les 5 millions de visiteurs quotidiens de l’application.

"Des millions de consommateurs sont lésés"

L'objectif de cette action judiciaire est de permettre aux utilisateurs de l'application  de faire sanctionner ces "pratiques illicites" et de leur permettre d'être remboursés "des sommes indûment facturées par Vinted".  Pour L'UFC-Que choisir, "des millions de personnes sont concernées" et "les sommes générées par la facturation indue de cette commission sont colossales". L'action de groupe lancée par l'association pourrait permettre aux victimes de ce même préjudice causé par le leader de la vente de vêtements d'occasion, de se défendre collectivement devant la justice. 

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Vinted revendique "45 millions de membres dans le monde" et compterait 37 millions d'utilisateurs en Europe. Elle compte aujourd'hui 700 salariés et a récemment annoncé avoir levé 250 millions d'euros pour poursuivre son accroissement dans de nouveaux pays en investissant dans la sécurité, le paiement intégré, le transport ou l'infrastructure.

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