À l'approche de Noël, les prix des jouets grimpent-ils ?

À l'approche de Noël, les prix des jouets grimpent-ils ?

CADEAUX - Selon une étude publiée par UFC-Que choisir, des enseignes de jouets profitent de la forte demande sur certains jouets, et de l'approche de l'échéance de Noël, pour augmenter leur prix en magasin.

À l'approche de Noël, les parents n'ont qu'une obsession : déposer au pied du sapin les jouets inscrits par les enfants sur leur liste au Père Noël. Ces derniers deviennent même des "produits de première nécessité", s'amuse une cliente venue faire ses achats dans une grande enseigne de jouets. Et pour satisfaire leurs bambins, ils sont prêts à payer plus cher. "Nous sommes moins regardant sur les prix", reconnaît une consommatrice. Ainsi, de grandes marques en profitent pour augmenter le prix des articles phares aussi bien en magasin que sur leur site Internet au cours du mois de décembre.

Toute l'info sur

Tout pour briller à Noël

De quelques euros à quelques dizaines d'euros

Ces fluctuations oscillent de quelques euros à quelques dizaines d'euros supplémentaires entre octobre et décembre. Plus le produit est plébiscité par le jeune public, plus son prix a des chances d'augmenter. C'est le cas du château Harry Potter qui est passé de 80 euros à plus d'une centaine d'euros. La plupart du temps, les concurrents s'alignent, explique Romain Gavache, fondateur du site Le Dénicheur, devant les caméras de TF1. 

"A la fin des promotions, des prix normaux reviennent", se justifie Romain Mulliez, PDG de Picwictoys. Même son de cloche chez un concurrent. "Il doit y avoir 200 à 300 références sur lesquelles on est revenu sur les prix permanents donc supérieurs à ceux du catalogue", complète Philippe Gueydon, président de King Jouet. Ce même catalogue indique une date de fin de validité début décembre. Néanmoins, "les deux tiers restent inchangés et on fait des promotions qui n'étaient pas en novembre", affirme-t-il. 

Certaines enseignes prennent le contrepied de cette tendance en maintenant des prix fixes jusqu'au 25 décembre, afin que les clients n'aient pas de mauvaises surprises en magasin. "Ils peuvent ainsi définir leur budget de manière anticipée et venir en boutique en le respectant" sans se presser, commente quant à lui Franck Mathais, le porte-parole de JouéClub.

La guerre des prix sur Internet

La guerre des prix se joue ensuite sur Internet. Des petits malins n'hésitent pas à parier sur la règle de l'offre et de la demande. "Il y a des personnes qui suivent les tendances, qui sont à l'affut des produits qui vont être en rupture. Ils attendent que les produits disparaissent des magasins et de leur site Internet pour ensuite les proposer" à un prix plus élevé, poursuit ce dernier.

Lire aussi

Une fois épuisées, certaines références ne peuvent plus être commandées. "Les fabricants n'ont pas les capacités de production suffisantes. En ce moment, ils produisent déjà pour début 2021", commente Franck Mathais. Ainsi, lorsque des jouets se font rares comme la Barbie Color Reveal ou Le Bus de l'Amitié, les prix flambent. "Les enseignes utilisent cette stratégie à bon escient", termine-t-il. 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Covid-19 : 30.789 Français toujours hospitalisés, 5.893 patients en réanimation

SEPT À HUIT - Toujours remonté contre son époque, Gérard Lanvin met ses maux en chanson

Mia retrouvée saine et sauve : le récit de son enlèvement conçu comme "une opération militaire"

L'image de la cérémonie : la reine Elizabeth II se recueille devant le cercueil de son mari Philip

Covid-19 : la Guadeloupe serre la vis face à une recrudescence du nombre de cas

Lire et commenter