Les prix des produits alimentaires vont-ils continuer à augmenter ?

Les prix des produits alimentaires vont-ils continuer à augmenter ?

ACHAT - Les prix des produits alimentaires ont augmenté et cela va continuer dans les prochains mois. Toutes les enseignes vont en effet devoir répercuter sur les étiquettes la hausse des matières premières et des emballages

Certains l’ont sans doute remarqué après leur passage en caisse, au supermarché, le prix de nombreux produits a augmenté. "À chaque fois, quelques centimes d’euros en plus sur la farine, les pâtes, le café, les fruits, ou encore l’huile d’olive", égrènent les consommateurs sondés par le JT de 20H. 

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Ces augmentations sont en fait le résultat d’un bras de fer entre les distributeurs et les industriels qui subissent des hausses de prix sur leurs matières premières. Ainsi, le blé a augmenté de 26%, le sucre de 14%, ou encore le soja de 20%. Mais il y a aussi les emballages qui ont augmenté de 10 à 20%. 

"Les distributeurs vont devoir faire des choix"

Sébastien Pautrel, directeur de la biscuiterie "La Mère poulard" en sait quelque chose. Il vend ses gâteaux dans des boîtes en métal venues de Chine, devenues beaucoup plus chères. "La boîte a augmenté de 50 centimes, mais c'est une augmentation uniquement pour le transport. Donc la boîte qui valait un euro avant, vaut aujourd'hui 1,50 euro", dit-il dans la vidéo en tête de cet article. 

Ce jeudi 16 septembre, il avait justement rendez-vous avec une chaîne de supermarché pour répercuter cette hausse sur son prix de vente. À sa sortie, le verdict tombe : le prix de ses biscuits devrait bel et bien augmenter. "Le prix aujourd'hui se situe entre 8,90 euros et 9,20 euros. Demain il sera à peu près à 9,90 euros", avance le chef d'entreprise.

Chaque industriel a toutefois sa stratégie pour tenter de contourner le problème. Coralie Amoukou, acheteuse pour la marque de dessert "Michel et Augustin" ne souhaite pas, pour l’instant, modifier ses prix, malgré là-aussi des matières premières plus chères. "Le lait va prendre 3%, la crème 2% et les œufs 2% également, donc forcément on va rogner un peu sur notre marge", explique-t-elle.

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Alors, allons-nous payer plus cher tous nos produits dans quelques mois ? Pas si sûr, selon Yves Puget, directeur de la rédaction de LSA, qui pense que la grande distribution restera très vigilante, quoi qu’il arrive. "D'un côté, vous avez les industriels, les agriculteurs qui réclament des hausses de prix tout simplement pour leur rentabilité, leurs revenus, ce qui est logique. Mais de l'autre côté, vous avez des consommateurs qui eux ont du mal à boucler les fins de mois. Donc les distributeurs vont devoir faire des choix. Regarder au cas par cas", analyse cet expert. 

Les grandes surfaces qui se livrent une concurrence sans merci, ont aussi tout intérêt à limiter ces hausses, ce qui pourrait profiter aux consommateurs.

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