Déconfinement : les garagistes croulent sous la demande

Déconfinement : les garagistes croulent sous la demande

SOLLICITATION - À l'instar de nombreuses entreprises, les garagistes sont débordés. Les carnets de rendez-vous sont pleins et il faut parfois attendre longtemps pour pouvoir faire réviser sa voiture avant de prendre la route.

Depuis la fin des limitations de déplacement de 10 kilomètres, les garagistes sont débordés, comme en témoigne l’un d’eux dans l'Essonne. "C’est énorme ce qu’il se passe depuis quelques jours", affirme Sylvain Roulleau, chef d’atelier chez Renault, en regardant le planning. Son carnet est plein, les demandes de rendez-vous ne cessent d’augmenter. Alors depuis une semaine, il travaille deux heures de plus par jour. "Je suis passé de deux trois jours pour des diagnostics à entre dix et quinze jours", poursuit-il. 

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Les véhicules ressortent, mais ont souffert durant la période de longue immobilisation. Simple révision, pannes classiques ou encore problèmes de batterie sont au rendez-vous. "Les dates de contrôle technique sont dépassées, les véhicules sont restés à l’arrêt pendant quelques mois et du coup, les nouvelles annonces du gouvernement ont fait que maintenant les gens prennent rendez-vous en urgence pour passer leur contrôle technique et faire les entretiens et donc nous, on est débordés, on a un surcroît de travail et il faut gérer tout ça", déclare Sylvain. 

Même son de cloche dans un autre garage d’Ile-de-France qui tourne lui aussi à plein régime. D’ordinaire, le mois de mai est toujours chargé pour les garagistes, mais plus particulièrement cette année. Comme de nombreux clients, certains viennent faire réviser leur voiture avant de partir en vacances. "Si j’avais pu, je l’aurais fait avant mais il n’y avait pas de raison de le faire puisque je ne roulais pas. À présent, je m’en vais, je roule et donc je change mes pneus", assure un client. 

Une pénurie de pièces mécaniques mais aussi de main d’œuvre

Les clients sont plus nombreux, mais autre problème, les stocks diminuent. Alors, les garagistes s’organisent pour éviter la pénurie de certaines pièces. "Ça va aller crescendo jusqu’à fin juillet donc on s’attend effectivement à avoir du boulot. On a prévenu notre personnel, tout le monde est là, on a prévu quelques embauches en plus", souligne Marc Fichera, chef d’agence chez Bestdrive. 

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En effet, outre la pénurie de pièces mécaniques, celle de la main-d’œuvre inquiète. Dans un garage de Lille, Bastien, 22 ans, vient d’être embauché et il ne manque pas de travail. "Ça peut aller jusqu’à 50 voitures par jour, c’est énorme", témoigne-t-il. Soit deux fois plus qu’en temps normal. Ce groupe a donc lancé une campagne d’embauche inédite dans toute la France. "Sur les périodes de mai jusqu’au mois de septembre, on recherche 700 saisonniers que ce soit sur la partie vente ou sur la partie entretien des véhicules", précise Xavier Chocraux, directeur du réseau Norauto. En cette période de reprise économique, tous les métiers de l’automobile manquent de bras. Mais cette forte demande soudaine ne pourrait être que passagère avec le retour à la vie normale annoncé.   

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