Alimentation : peut-on se fier aux promesses nutritionnelles qui fleurissent sur les emballages ?

Alimentation : peut-on se fier aux promesses nutritionnelles qui fleurissent sur les emballages ?

TROMPE L'ŒIL - Quand vous achetez des produits alimentaires, vous avez peut-être l'habitude de regarder l'étiquette pour savoir ce qu'ils contiennent. Mais peut-on vraiment se fier aux promesses des industriels ?

"Riche en fibres", "source de protéines", "faible en calories", "riche en oméga-3" "source de magnésium" ou encore "à teneur garantie en vitamine C" : ces allégations nutritionnelles fleurissent sur les emballages des produits alimentaires et dans les publicités. En vingt ans, leur nombre a été multiplié par six. Mais peut-on vraiment s’y fier ? Certains produits paraissent sains alors qu’ils ne le sont pas vraiment, rappelle le Dr Arnaud Cocaul, médecin nutritionniste à Paris. Exemple : "Vous avez un jus de cranberry sur lequel il est écrit : ‘antioxydant’. Le fabricant ne ment pas au consommateur, puisque ce fruit est riche en antioxydant. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt, parce qu’il est aussi très calorique", explique le praticien.

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Pas toujours simple pour le consommateur de déjouer les pièges du marketing. "Les industriels sont suffisamment intelligents pour dévier des recommandations nutritionnelles et mettre en avant ce qui les arrange pour mieux masquer ce qui ne les arrange pas", poursuit le spécialiste. Prenons l’exemple d’une célèbre marque de biscuits au chocolat destinés au goûter des enfants. Sur l'emballage, on peut lire "fer et magnésium". Cependant, pour bénéficier de l’apport promis, il faut en manger huit (et les calories qui vont avec !).

Méfiez-vous de l'excès de vitamines

Pour vous séduire, les industriels ajoutent également un peu partout des vitamines. Le problème, c’est que consommer trop de vitamines, ce n’est pas bon pour la santé. "Si on cumule les aliments enrichis en vitamines et en minéraux, on risque d’arriver à un niveau de vitamines et de minéraux qui ne présente pas de bénéfices, voire qui peut présenter des risques pour la santé", explique de son côté Irène Margaritis, chef de l'évaluation sur la nutrition et les risques nutritionnels à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses). Des études ont montré par exemple que la prise régulière de vitamine E augmente le risque de cancer de la prostate.

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Dans cette jungle, l’Europe tente tant bien que mal de faire le ménage : 80% des promesses plus ou moins farfelues qui sont inventées par l’agroalimentaire sont ainsi retoquées par Bruxelles tous les ans.

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