Flambée des prix des carburants : les Français se tournent de plus en plus vers le covoiturage

Flambée des prix des carburants : les Français se tournent de plus en plus vers le covoiturage

SOLUTIONS - Face à la hausse des prix des carburants et un budget transport qui grimpe en flèche, les Français s'adaptent. L'une des solutions réside dans le covoiturage, largement prisé ces dernières semaines.

Depuis un mois, lorsqu'elle prend sa voiture, Cassandra, étudiante de 23 ans à Nevers (Nièvre), fait un léger détour avant de se rendre à l'école. "Je vais chercher Manon. On n'est pas très loin l'une de l'autre, donc ça lui évite de prendre son véhicule", explique la jeune conductrice au 20H de TF1, dans la vidéo en tête de cet article.

Les deux étudiantes en Master se rendent dans le même établissement et font du covoiturage, l'une des seules options pour économiser quelques euros face à la flambée des prix de l'essence.

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Le 20h

"Je fais deux pleins par mois à 70 euros. C'est énorme. Après le loyer, c'est ma deuxième plus grosse dépense", explique la conductrice. Pour être équitable quant aux frais, chaque semaine, elles alternent de voitures pour se rendre en cours. Grâce à cela, elles divisent par deux le budget alloué aux carburants.

BlaBlaCar compte 40.000 nouveaux inscrits chaque semaine

Pour Manon, alternante qui gagne 840 euros par mois, sans cette astuce, il faudrait faire un trait sur beaucoup de loisirs. "Le budget en prendrait un coup. Donc, forcément, je ne pourrais pas me faire plaisir comme actuellement. Et je pourrais faire moins d'activité", indique-t-elle.

Longtemps limité aux longues distances, le covoiturage s'invite donc dans les trajets du quotidien. Et les chiffres sont là pour le prouver : BlaBlaCar, le leader du marché, compte 40.000 nouveaux inscrits chaque semaine.

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Mais pour Bruno, l'option n'est pas envisageable. Car il habite dans un village isolé et parcourt 50 km par jour. Et aucun de ses collègues n'habite près de chez lui. "Pour un véhicule comme ça, c'est 100 euros le plein", sachant qu'il en fait deux par mois, explique-t-il face à la caméra de TF1.

Alors, pour faire baisser la facture, il a dû s'adapter. "Quand on vient sur Nevers, on ne vient pas pour une course, on fait plusieurs magasins à la fois. On ne se déplace pas pour une bricole, ça coute trop cher"

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