Flambée des prix des maisons secondaires : la colère des Basques

Flambée des prix des maisons secondaires : la colère des Basques

INFLATION - Dans certaines régions, les prix des résidences secondaires ont considérablement augmenté, notamment en raison de la crise du Covid-19. C'est notamment le cas du Pays basque, où certains habitants peinent à se loger.

Depuis plusieurs mois, la tension est présente entre les habitants du Pays basque et les Parisiens propriétaires de résidences secondaires dans la région. Ces dernières semaines, elle est même montée d’un cran, des affiches invitant les Parisiens à quitter le Pays basque étant même collées sur les murs des rues de la commune d’Urrugne fin mars, sur lesquels on pouvait notamment lire : "Parisiens, rentrez chez vous. Vous êtes le virus du Pays basque."

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Si les Parisiens sont ainsi accusés par les locaux de diffuser le Covid-19 alors que la région était jusqu’ici épargnée, ils sont également responsables selon les habitants de la région d’avoir provoqué une inflation sur l’immobilier local. Ainsi, les prix des biens à vendre ont flambé et il est très compliqué pour les Basques de devenir propriétaires. C’est notamment le cas de Sophie, qui aimerait acheter une maison à Biarritz, sa ville d'origine, avec un budget entre 400.000 et 600.000 euros.

Mais malgré plus d'un an de recherches, pas une seule maison à l'horizon, les prix étant trop élevés, oscillant très souvent entre 900.000 et un million d’euros. "J'ai vraiment le sentiment qu'on n'est pas retenu et qu'il n'y a pas grand-chose qui est fait pour que les gens d'ici puissent aussi avoir leur place et rester. On devrait pouvoir vivre, je pense, au minimum chez nous si on veut", se désole-t-elle au micro de TF1.

50% de résidences secondaires à Guéthary

Un constat partagé dans le village de Guéthary, à quelques kilomètres de Biarritz, et très prisé des Parisiens. "On n’arrive pas à se loger là où on habite, donc il y a un sacré problème", confie un habitant de la commune, quand une autre ajoute : "Je suis propriétaire, et si aujourd’hui je vends mon bien, j’ai une plus-value extraordinaire. Ce n’est pas décent." Et pour cause, dans cet ancien port de pêche devenu une station balnéaire près de 50% des logements sont des résidences secondaires, un taux record sur la côte basque.

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"Il n’y a que des volets fermés, on voit bien que c’est une résidence qui est vide quasiment toute l’année", se désole quant à lui le maire de Bidart Emmanuel Alzari. Dans sa commune, le marché s’emballe également, les prix ayant doublé en sept ans et atteignant par endroits 7000 euros du mètre carré. "C'est une course effrénée. Les habitants actuels, avec les revenus d'ici, sont loin de pouvoir acheter un terrain à Bidart", explique-t-il.

Pourtant, la commune majore de 60% la taxe d'habitation sur les résidences secondaires et achète des terrains pour y construire des logements plus accessibles. "On a construit pour eux des petites maisons, qu’on a vendues mais avec des prix minorés", indique Emmanuel Alzari, avant d’ajouter : "Les moyens de la commune ne suffisent pas, il faut avoir du foncier. Cela veut dire que la commune, à un moment donné, se retrouve elle aussi embarquée dans cette bataille du foncier."

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