Flambée des prix des matières premières : vos courses vont-elles coûter plus cher ?

Flambée des prix des matières premières : vos courses vont-elles coûter plus cher ?

ALIMENTATION - Les industriels de l'alimentaire demandent une hausse du prix des produits de première nécessité pour compenser celle des matières premières. Ces dernières ont augmenté de 40% ces 12 derniers mois.

À Hambourg, la filiale de l'un des plus gros fabricants de condiment européen a vu le coût de production de sa moutarde fortement augmenter cette année. Les graines de moutarde sont 20% plus chères qu'avant la pandémie et l'huile de tournesol "peut augmenter de 60% à 100%", détaille pour TF1 Michel Llardet, président de la filiale, dans la vidéo ci-dessus. Une hausse des matières premières qui a des conséquences "très importantes sur le coût de revient du produit", poursuit-il. 

Et la moutarde n'est qu'un exemple parmi d'autres. Les matières premières ont augmenté de 40% ces douze derniers mois. Le cours du blé s’est apprécié de 22 % en six mois à la Bourse de Chicago, celui du maïs a crû de 60 % et le prix du soja a explosé, tout comme celui de l'huile de colza, de palme, de soja ou de tournesol, selon Le Monde.

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L'industrie alimentaire demande une hausse de 9% des prix en rayon

Une hausse qui s'explique d'abord par la reprise économique qui en Chine et aux États-Unis tire les prix vers le haut. Mais aussi par les aléas météorologiques qui ont perturbé les récoltes. La Chine, dont les cheptels porcins ont été décimés par la peste porcine africaine, a continué à reconstituer son cheptel, ce qui s'est traduit par des besoins croissants de soja et plus tard de céréales. Selon l'édition 2021 du rapport CyClope -qui compile les grandes tendances des marchés mondiaux des matières premières- les importations chinoises ont atteint 100 millions de tonnes de soja et près de 50 millions de tonnes de céréales, ce qui a mécaniquement fait augmenter leurs cours. 

Dernier élément qui explique la hausse du cours des matières premières, une partie de la main d'œuvre est toujours confinée et non disponible. Ce qui explique que certains produits soient plus rares et donc plus chers. 

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Pour palier ces variations, l'industrie agroalimentaire demande une hausse moyenne de 9% des prix en rayon. Un bras de fer s'annonce avec les grandes surfaces pour déterminer la hausse finale. Pour Olivier Dauvers, spécialiste de la grande distribution, "si les industriels demandent aujourd'hui 9% ce n'est pas pour avoir 9%, c'est pour rentrer dans la négociation avec une demande plus haute que ce qu'ils espèrent réellement obtenir."

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