Hausse des prix : Michel-Edouard Leclerc pointe la menace d'un "désordre inflationniste" sur la reprise

Hausse des prix : Michel-Edouard Leclerc pointe la menace d'un "désordre inflationniste" sur la reprise

INTERVIEW - L’entrepreneur et président du comité stratégique du groupe Leclerc était l’invité de LCI. Si les prix ont bel et bien augmenté, une pénurie dans les rayons des supermarchés n’est pas à craindre, selon lui.

Avec l’inflation que l’on connait actuellement, des produits risquent-ils de manquer dans les magasins ? Pas selon Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique du groupe de la grande distribution Leclerc et invité de LCI ce lundi 11 octobre. "Il y a toujours eu (des pénuries) sur des marques mais il y a tellement de marques. On aura les jouets en rayon d’ici un mois. On l’a montré pendant la guerre des masques et le confinement, il y a de choses qu’on peut aller chercher", a voulu rassurer l’entrepreneur. Ce dernier s’inquiète cependant d’un autre élément : que la hausse des prix ne vienne perturber la relance post-pandémie.

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Des conteneurs à des "tarifs délirants"

"Aujourd’hui, des forces inflationnistes sont à l’œuvre, la reprise est là et il ne faudrait pas qu’elle soit cassée par un désordre inflationniste comme on en voit aux États-Unis", a expliqué Michel-Edouard Leclerc, pour qui cette hausse des prix ne se traduit pas encore nettement dans les rayons. Mais qui impacte déjà 26% du chiffre d’affaires du groupe, selon lui. "Si l’on prend les grandes masses, vous avez tout le marché des matières premières à la fois alimentaire (sucre +10%) et de l’emballage (papier +15%)" qui est plus cher. "De l’autre côté, le prix des transports explose de manière inconsidérée", a-t-il détaillé, visant le fret maritime et le tarif des conteneurs en provenance d’Asie et d’Afrique. 

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"Il peut y avoir une désorganisation momentanée mais pour des commandes l’année prochaine, on nous propose des tarifs délirants. Un conteneur qui coutait 3000 euros est passé à 17.000 euros. Outre l’effet de rupture, il y a un effet inflationniste énorme qui est incompréhensible. Ils vont faire plus de 1000 milliards de profits." Dans ce contexte, Michel-Edouard Leclerc voit dans le pouvoir d’achat "la préoccupation centrale des Français" : "C’est le sujet de la présidentielle".

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