La crise sanitaire donne un regain d’intérêt au viager

La crise sanitaire donne un regain d’intérêt au viager

IMMOBILIER - Avec la crise du Covid-19, les transactions en viager ont la cote. Vendeurs comme acheteurs y trouvent leur compte.

Les viagers, souvent perçus comme un pari risqué sur la mort de l'occupant du logement, ont longtemps eu mauvaise presse. Mais la mentalité des Français évolue peu à peu et avec la crise sanitaire, ce dispositif, qui consiste à céder son bien immobilier contre une rente versée par l'acheteur jusqu'au décès du vendeur, connaît un nouveau regain d'intérêt. Un couple de soixantenaires qui témoigne dans le reportage de TF1 en tête de cet article a ainsi fait ce choix. Objectif ? "Avoir un supplément de revenus (1250 euros par mois, ndlr) afin de rester au maximum indépendants par la suite, explique Jean-Marc Allier. Si nous avons besoin d'aide en vieillissant, nous pourrons avoir des auxiliaires de vie ou autre". 

Comme eux, les seniors auraient été plus nombreux à utiliser cette option ces derniers mois. "Lorsqu'on voit qu'il y a un virus qui traîne, on a peut-être pas envie d'aller en maison de retraite, d'être confiné dans 15 m², souligne l'agent immobilier Benjamin Mabille. On préfère rester chez soi avec une belle rente et s'offrir des services à la personne".

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Et s’ils ne font pas la démarche, leurs descendants s'en chargent. "Nous nous apercevons que les enfants apportent de plus en plus le dossier de leurs parents qui ne veulent plus aller en EHPAD, note Sophie Richard,  fondatrice du réseau Viagimmo. Le mieux-vieillir à domicile se développe considérablement depuis 2-3 ans, lorsque la réforme des retraites a débuté, et s'est vu accélérer par la crise sanitaire." 

De côté des acheteurs, en période instable, ces placements restent rassurants. "Ils vont pouvoir investir dans une valeur refuge qu'ils connaissent, qu'ils maîtrisent, poursuit la spécialiste de transaction en viager. "L'immobilier est une matière tangible et sécurisante pour eux.

Un prix de vente fixé au tiers de la valeur du bien

Pour les acquéreurs en effet, c'est l'occasion d'espérer faire une bonne affaire avec un prix de vente fixé à un tiers de la valeur du bien. "Avec la crise sanitaire, on ne sait pas trop où vont les investissements financiers", s'inquiète Michel Batkoun, un futur acquéreur. "Au mois, ça permet d'avoir un bien immobilier."

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Pour l'heure, il est difficile de connaître le nombre exact de transactions immobilières en viager. Cela concernerait environ 8.000 ventes par an en France, soit 1% du marché immobilier. Mais "ce chiffre est probablement sous-estimé", indique Sophie Richard. Il devrait "continuer à prendre de l'ampleur dans les années à venir pour pallier un système de retraite à bout de souffle." 

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