L’engouement des Français pour le rhum

L’engouement des Français pour le rhum

La fête du Nouvel an est un rendez-vous particulier cette année, notamment avec le couvre-feu. Ainsi, nous allons vous proposer quelques produits exceptionnels tout au long de cette semaine. Pour ce lundi 28 décembre 2020, on a opté pour le rhum.

Parler du rhum nous évoque la gueule de bois et le plaisir. Pour certains, il est indispensable et violent. D’autres avouent l’utiliser uniquement pour les recettes de gâteaux. Il est donc temps d’oublier tout ce qu’on sait sur ce breuvage. En plein confinement, une séance de dégustation de rhums d’exception a eu lieu à Paris. Pour certains, c’était une première découverte car le rhum peut aussi être un produit très haut de gamme. Un caviste spécialisé possède 500 références venues du monde entier, notamment d’Amérique latine, des Antilles et même de Japon ou de Madagascar. Le prix moyen de la bouteille y est à 70 euros, soit de 30 à 1 280 euros. Eddy La Viny, gérant de La Maison du rhum, confirme que ce prix ne fait pas fuir la clientèle. « Au contraire, on a une croissance à deux chiffres et on vient d’ouvrir une deuxième boutique », lance-t-il.

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Depuis les années 2 000, le rhum est le spiritueux qui a la plus forte croissance. Il a maintenant son festival et se décline en magazine ou en guide. Selon Alexandre Vingtier, rédacteur en chef du magazine Rumporter, « l’année 2010 a clairement marqué un véritable tournant sur le marché du rhum vieux, avec l’arrivée des rhums hispaniques qui ont permis de donner un nouveau visage au rhum». La teneur en sucre de ces rhums venus d’Amérique latine est évaluée jusqu’à huit fois plus que celle du rhum classique. Par conséquent, les ventes de rhums blancs reculent et celles de rhums vieux explosent. La France est désormais le premier consommateur mondial de rhum haut de gamme. C’est une aubaine pour les producteurs tricolores, mais aussi un grand bouleversement.

En Guadeloupe, une distillerie produit du rhum de père en fils depuis plus d’un siècle. « C’est une machine qu’on a acquise en 2015 qui, déjà à l’époque, nous faisait augmenter de 25% notre capacité d’embouteillage et il faudra qu’on multiplie au moins par deux cette capacité d’embouteillage dans les deux à trois ans à venir », explique le maître chai de l’établissement. Il faudra aussi adapter la production à la demande, en vieillissant le précieux breuvage. « On est condamné à investir pour préparer l’avenir », dit le propriétaire de la distillerie, François Longueteau. Un avenir qui devrait s’annoncer florissant car une bouteille de rhum vieux se vend deux à dix fois plus cher qu’un rhum blanc.

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