L'inflation va-t-elle durer ? L'analyse de François Lenglet sur les hausses de prix

L'inflation va-t-elle durer ? L'analyse de François Lenglet sur les hausses de prix

CONSOMMATION - Après le gaz, les carburants, la baguette de pain pourrait elle aussi augmenter. Et ce n'est qu'un début, prédisent les industriels. À quoi faut-il s'attendre ? François Lenglet, spécialiste économie de TF1, nous éclaire.

Face à une hausse du coût des matières premières telles que le beurre, la farine ou encore le blé, le prix de la baguette de pain pourrait bien franchir le seuil symbolique des 1 euro.  Et ce n'est qu'un exemple. "Tous les industriels s'accordent en effet à dire que la hausse des prix est là pour durer", confirme François Lenglet, spécialiste économie de TF1, dans la vidéo du JT de 20H en tête de cet article. 

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La flambée des prix de l'énergie

Et d'expliquer : "Les matières premières d’une voiture ont par exemple augmenté de 1000 euros au total. Tandis que les usines de Saint-Gobain, une entreprise de matériaux, ont vu leur facture d’énergie plus que doubler. Résultat, ces hausses vont être répercutées sur le consommateur d’ici au début 2022. C’est déjà le cas aux États-Unis, où l’inflation atteint 5,4%, en Allemagne où elle se situe à 4,1%, alors que la France est à 2,7% selon les données européennes", dit-il.

"Éviter l'emballement"

Selon notre expert, "le véritable accélérateur, ce serait l’augmentation des salaires, qui alimente la hausse des prix parce qu’elle stimule la demande. On l’observe déjà au Royaume-Uni et aux États-Unis. Et il est possible qu’elle arrive chez nous. À cause des pénuries de main d’œuvre causées par le Covid, qui force les employeurs à remonter les salaires. Et à cause du vieillissement. Dans la plupart des pays, la population active diminue. Or, si le travail est plus rare, il sera plus cher, au moins dans les secteurs qu’on ne peut pas automatiser", poursuit-il.

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Pour François Lenglet, "un peu d'inflation n'est pas un mal. Ça réduit le poids des dettes du passé puisque les revenus augmentent plus vite. Mais l'histoire nous enseigne qu'il faut éviter l'emballement, car pour la calmer, c'est aussi difficile que de remettre du dentifrice dans son tube", conclut-il.

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