Le match entre les chocolats industriels et artisanaux

Le match entre les chocolats industriels et artisanaux

On consomme en moyenne sept kilos de chocolat par an, notamment en cette période de l’année. Il s’agit d’un succès qui pousse certains industriels à monter en gamme, au point de rivaliser avec les chocolats artisanaux.

Le chocolat est le produit consommé sans modération pendant les fêtes. De toutes les couleurs, de toutes les formes et pour tous les goûts, il est derrière les vitrines et dans les rayons des supermarchés. Fabriqué de façon industrielle ou artisanale, comment peut-on faire la différence ? En grande surface, pour une boîte de chocolat standard, le prix peut tomber très bas et monter jusqu’à une quinzaine d’euros. Par exemple, une marque normande haut de gamme est à treize euros et quarante-neuf centimes les 300 g. Alors que dans une boutique spécialisée, une boîte plus petite coûte plus cher, vingt et un euros et cinquante centimes les 250g. L’écart de prix est flagrant.

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Chaque année, 750 tonnes de chocolats sortent d’une entreprise normande qui produit les chocolats haut de gamme du supermarché. Avec un tel volume, le produit de base est acheté à prix de gros, entre quatre et cinq euros le kilo. C’est dix euros de moins que celui acheté par un artisan chocolatier, qui produit cinq tonnes de chocolats par an. « Il faut toujours chercher l’excellence. Dans toutes les matières premières, les produits de base, il faut toujours chercher le meilleur produit », souligne Emmanuel Mérimée, artisan chocolatier. De son côté, l’entreprise qui vend en grande surface à bas prix fait attention à ses dépenses. « Il y a effectivement certaines matières premières que l’on ne travaille pas, telle la pistache qui est un produit très cher », affirme le président de l’entreprise.

Pour la conservation des chocolats, les artisanaux se gardent trois semaines à un mois car ils sont souvent composés de produits fragiles, comme de la crème. Tandis que les boîtes vendues en supermarché se gardent jusqu’à l’été. « Nous fabriquons sans conservateur, mais avec des matières premières sélectionnées de manière pointue d’une part et d’autre part, des produits non fragiles, des noisettes, des fruits secs », dit Lionel Pierre, président de l’entreprise de production de chocolats. Enfin pour l’originalité des saveurs, il existe des dizaines de garnitures différentes dans la boutique de l’artisan chocolatier. « On peut faire des ganaches au poivre, au thé et même au camembert… Alors qu’un industriel, il a des contraintes. Il ne va pas changer comme ça ».

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