Pièces détachées automobiles : pourquoi les prix flambent et comment payer moins cher ?

Pièces détachées automobiles : pourquoi les prix flambent et comment payer moins cher ?

FLAMBÉE DES PRIX - Tous les automobilistes le savent, une petite bosse sur la carrosserie, c'est souvent une grosse facture. Notamment en cause : une forme de monopole des constructeurs automobiles sur certaines pièces.

Ces derniers temps, le moindre petit accroc sur votre voiture peut vous coûter une petite fortune. En effet, le coût des réparations automobiles a bondi de 8% ces cinq dernières années. Une augmentation qui n’est pas du goût des automobilistes. "Si j’ai des réparations à faire sur ma voiture, j’appréhende un peu la facture. J’ai l’impression qu’au fil des années plus ça va, plus ça monte", indique une usagère, quand une autre peste : "Je viens juste de dépenser 1300 euros pour une réparation il y a deux jours."

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Cette hausse du prix de la facture s’explique notamment par la hausse du prix des pièces détachées. En 2019, les prix de ces pièces ont bondi en moyenne de 11%, contre 7,5% l’an dernier. Et si les constructeurs augmentent les prix, c’est parce qu’ils ont le monopole sur les pièces captives, à savoir les rétroviseurs, les feux, les vitres ou encore la carrosserie. Ces pièces sont protégées par un droit de propriété intellectuelle et donc forcément certifiées d’origine.

De fait, il est donc impossible d’acheter des pièces adaptables, des copies étant en moyenne 30% moins chères. En France, l’ouverture à la concurrence a ainsi été censurée deux fois par le Conseil constitutionnel, pour des raisons techniques. L’Espagne, en revanche, comme tous nos voisins, n’a pas ce problème-là. Toutes les pièces sont remplaçables par des pièces adaptables, coûtant pour la plupart 20% moins cher. Pourtant, elles présentent les mêmes caractéristiques.

Les pièces adaptables autorisées en Espagne

Selon le type de réparation, préférer l’adaptable à l’origine peut alléger considérablement la facture. "Si on met des pièces adaptables pour le capot, une aile, le pare-chocs et un phare, cela change la donne. Une réparation classique à 1500 euros peut passer à 1200 euros ou 1150 euros", explique Francisco Diéguez Mora, carrossier espagnol à Madrid. Pour de nombreux professionnels de l’automobile en France, il est donc temps de passer à la vitesse supérieure.

"Si les pièces captives étaient libéralisées en France, ce seraient 415 millions d’euros de rendus aux Français. Aujourd’hui, on se bat pour que les gens aient la possibilité de pouvoir choisir le juste coup d’une réparation", déclare ainsi au micro de TF1 Mathieu Séguran, délégué général de la Fédération des syndicats de la distribution automobile (FEDA). De son côté, le représentant des constructeurs français d’automobiles (CCFA) ne pense cependant pas qu’il s’agisse de la bonne solution.

L'occasion, le bon compromis ?

Dans un communiqué, le CCFA indique : "Ces pièces sont produites à 70% en France. Les libéraliser entraînerait forcément l’avantage de l’Asie (…) et aurait des conséquences pour l’emploi en France." Ainsi, pour ceux qui souhaitent réellement payer moins cher leur réparation, l’occasion paraît être la bonne solution. Depuis 2017, les garages ont l’obligation de vous proposer un devis avec une pièce de seconde main.

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Avec des pièces d’origine, mais d’occasion, l’économie peut être très importante, comme l’explique Robert Verber, responsable technique du garage BM92 à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, spécialisé en pièces détachées : "On a des prix qui sont à 50% du prix du neuf, et cela peut descendre jusqu’à 80%. Un phare précis peut coûter autour de 3260 euros neuf, on le vend ici 1200 ou 1300 euros." Néanmoins, si cette solution permet d’offrir une seconde vie aux pièces, l’occasion ne représentait que 3% des pièces remplacées en carrosserie l’an dernier.

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