Pourquoi le prix du poulet est de plus en plus épicé

Pourquoi le prix du poulet est de plus en plus épicé

ALIMENTATION - Plébiscité par les Français, le poulet voit son prix augmenter, notamment en raison d'une demande chinoise toujours plus forte et d'une production française en baisse.

Avec le bœuf, c'est l'une des viandes préférées des Français. Chaque année, nous consommons deux millions de tonnes de poulet, alors que la consommation de volaille a augmenté de 15% en cinq ans. Avec un bond de 12,3% dans les achats des ménages et une hausse de 1,3% au global, le poulet représente 71% des volailles vendues en France. Pourtant, ces derniers mois, son prix a augmenté dans les boucheries de l'Hexagone. En cause, la hausse du prix des céréales pour nourrir les poulets. 

Olivier Delzoide, éleveur de volailles de Licques, un label rouge, est directement impacté par cette augmentation. Ses 11.000 poulets sont nourris en continu avec un mélange de céréales qui ont ainsi augmenté de 45 centimes le kg. De fait, Olivier souhaite que le prix d’achat de ses poulets vienne compenser de gros manques à gagner : "Aujourd’hui, si vous voulez un beau poulet, digne de ce nom, vous êtes obligés de lui donner en constance de l’aliment. On peut avoir dix ou quinze centimes du kg en plus, cela ne représente pas grand-chose sur le prix d’un poulet."

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Si le prix des céréales pour nourrir les aliments a flambé, c'est notamment à cause d'un marché mondial englouti par la demande chinoise et la production française en baisse, avec la sécheresse de l’été dernier. Pour Nicolas Lemaire, responsable de la boucherie "Maison Evrard" à Lille, dans le Nord, cette hausse des prix du poulet va avoir une répercussion sur son prix de vente : "Une volaille qui est vendue 30 euros actuellement va atteindre un prix de 30,90€, ce qui sera un prix record au niveau du prix de vente de la volaille."

Une augmentation qui n'a pas de quoi dissuader les clients de sa boucherie, amateurs de viande de qualité. "Cela ne va pas m’empêcher de manger du poulet, c’est une viande de qualité et je continuerai à manger français", déclare l'un d'entre eux au micro de TF1. Si ce boucher va augmenter ses prix, ce n'est en revanche pas le cas de Florence Grave, cheffe du restaurant "Bloempot" à Lille :  "Le poulet plaît à tout le monde parce que ce n’est pas très cher, on peut le faire de pleins de façons différentes. On restera sur un menu fixe et on va s’adapter."

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