Nouvelle carte, retraits... Ces frais bancaires qui ont augmenté en 2020

Nouvelle carte, retraits... Ces frais bancaires qui ont augmenté en 2020

ARGENT- L'Observatoire des tarifs bancaires a fait apparaître ce mercredi de nouvelles hausses concernant les services facturés par les banques en 2020. Au-delà de ces augmentations, l'UFC-Que Choisir dénonce un affichage opaque des prix.

Des centimes en moins dans le porte-monnaie. En 2020, les Français ont dépensé en moyenne 172 euros de frais bancaires. Ce mercredi 17 février, le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a dévoilé les nouvelles hausses concernant les opérations facturées par les banques en 2020. Dans l'Observatoire des tarifs bancaires, cette instance, qui publie les tendances des tarifs pratiqués par les banques chaque année, a constaté huit augmentations pour seulement deux baisses l'an dernier. De plus, quatre services sont restés stables - dont le prélèvement et les virements par internet qui restent des prestations gratuites. 

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Ainsi, plusieurs services sont concernés par "ces hausses modérées". Tout d'abord, les cartes bancaires d'entrée de gamme qui coûtent plus cher qu'avant. La plus forte augmentation notée par le CCSF concerne les fameuses Visa Electron ou Maestro Mastercard à autorisation systématique. Son coût moyen passe de 29,31 euros à 30,23 euros, soit une hausse enregistrée de 3,14%. Les cartes de paiement internationales à débit immédiat connaissent, elles aussi, une augmentation. Son tarif passe de 41,15 à 41,55 euros. 

Autre prestation qui flambe : les frais de tenue de compte. Ces derniers passent en moyenne de 20,74 euros à 21,06 euros au 5 janvier 2021. On notera toutefois que les politiques des banques s'avèrent différentes, douze d'entre elles offrant ce type de service. Parmi les autres opérations en augmentation, se trouvent également les virements occasionnels externes réalisés en agence. Pour ces derniers, il faut compter une hausse de 1,25%. 

Moins de retraits gratuits en dehors de sa banque

Parmi les autres opérations en augmentation, une concerne le grand public. Le premier retrait payant d'espèces au distributeur d'une autre banque que la sienne, appelé "retrait déplacé", se fixe désormais à 1 euro et gonfle de 1,01%. Preuve que la tendance évolue : "Entre le 31 décembre 2009 et le 5 janvier 2021, le nombre de retraits déplacés gratuits par mois est passé de 4,24 à 3,36", affirme le CCSF dans le rapport. Enfin, les deux baisses concernent les abonnements à des services de banques à distance ou a des produits offrant des alertes sur la situation du compte par SMS (-35 centimes).

Un recul inacceptable de la lisibilité- UFC-Que Choisir

Ces nouvelles hausses de prix ne vous évoquent rien ? Rares sont les clients qui connaissent les tarifs exacts des prestations réalisées par les banques. D'ailleurs, l'association de consommateurs UFC Que-Choisir dénonce"un recul inacceptable de la lisibilité", l'an dernier. Jusqu'ici, les banques dévoilaient les prix des principales opérations sur leurs sites web au sein d'un document appelé "extrait standard des tarifs"(EST). Une pratique transparente et facile d'accès qui a diminué en 2019. 

Selon le rapport du CCSF, ils sont quinze établissements à ne plus présenter d'EST.  Boursorama et Hello Bank! ont supprimé ce document de leur brochure cette année. Leurs concurrentes comme la BNP Paribas ou la Société Générale avaient déjà sauté le pas. Au total, 94 établissements ont conservé l'EST au sein de leur plaquette tarifaire. Depuis l'année dernière, "un consommateur sur cinq n'a plus accès à l'EST", ont regretté les associations, dont l'UFC-Que Choisir, dans un communiqué. 

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À la place, les institutions bancaires ont mis en ligne un autre document d'information, au nom clair : "Document d'information tarifaire". S'il a été rendu obligatoire par une directive européenne, cette initiative est loin de satisfaire l'association UFC-Que Choisir. Selon l'organisation, le formulaire en ligne ne serait pas "assez standardisé dans sa présentation en affichant des packages incomparables". De fait, il est donc plus difficile pour le client de comparer les différents tarifs.

En effet, selon l'institution, les clients ont tout intérêt à jouer la concurrence entre les banques "pour réaliser des économies sur les frais payés". En France, la mobilité bancaire ne plafonne qu'à 2,5% selon UFC Que-Choisir. "Comme vous ne pouvez pas comparer, vous restez scotché à votre banque. Si les gens sont captifs, c'est facile d'augmenter la tarification des services", conclut Alain Bazou, président UFC-Que Choisir. En 2010, les banques s'étaient engagées à publier des tableaux simplifiés retraçant les tarifs des services les plus courants. Mais plusieurs n'ont pas tenu leur promesse. 

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