VIDÉO - Shampoing, savon, dentifrice... On a testé les cosmétiques en vrac

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ZÉRO DÉCHET - Un couple de citadins a relevé le défi de remplacer tous leurs cosmétiques industriels par des produits en vrac. De l'achat de shampoing solide à l'utilisation de cotons réutilisables, nous les avons suivis dans les différentes étapes de ce pari.

Déjà habitués au vrac alimentaire, Marine et Kevin Ragonneau se sont lancé un nouveau pari. Remplacer tous leurs cosmétiques industriels par des produits en vrac. Première étape et non des moindres, où s'équiper ? Il faut se donner un peu plus de mal que simplement traverser la rue pour rejoindre le supermarché en bas de chez eux. Premier frein dans l'enthousiasme du couple. "C'est ça qui nous a bloqués", explique Kevin pour justifier qu'ils n'aient pas essayé de se convertir plus tôt aux cosmétiques en vrac. 

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Après 30 minutes de marche, ils trouvent enfin cette caverne d'Ali Baba du vrac, l'épicerie vrac Daybyday. Et Marine est satisfaite de la large gamme de produits en vrac liquides proposés :  "Cheveux secs, normaux, gras, y a le choix, c'est vraiment comme un magasin normal". 

Crèmes, shampoing, gel douche, maintenant que Marine et Kevin ont trouvé leur bonheur, ils se heurtent à un nouveau problème : comment les transporter ? Le couple a apporté des contenants en plastique. Erreur de débutants. "C'est interdit", explique le gérant de la boutique : "Il faut utiliser ceux de la boutique, certifiés réutilisables",  poursuit-il. 

Le vrac liquide : un modèle peu développé en France

Un investissement qui vaut la peine, puisque le gel douche en vrac liquide est en moyenne 5 euros moins cher que sa version emballée et son contenant rentabilisé au bout de deux utilisations. 

Mais s'il est plus économique pourquoi le vrac cosmétique n'est-il pas plus développé ? Selon Louise Salvati, co-fondatrice de l'entreprise Cozie, c'est parce que les cosmétiques doivent répondre à de nombreux critères d'hygiène difficilement compatible avec le vrac. Développer des machines qui répondent à ces normes est un gros investissement. "La contrainte pour la cosmétique, c'est qu'on puisse proposer un produit qui n'a pas de risques de développement bactériologique, donc qui soit dans des conditions d'hygiène absolument parfaites." 

Il y a des marques qu'on apprécie et c'est dur de passer le cap de ne plus les utiliser- Marine

Si le vrac liquide peine encore à s'implanter en France, les cosmétiques solides, eux, sont développés depuis plus de temps. Là aussi le couple a décidé de se lancer dans l'aventure, cette fois chez Lush, l'une des enseignes pionnières en termes de shampoings solides. 

La marque nous en dévoile ses secrets de fabrication dans son usine à Düsseldorf en Allemagne. Ici, tout est fait à la main, avec des ingrédients parfois improbables. "L'algue Nori vous la reconnaissez ? C'est celle de vos sushis ! Elle va nourrir vos cheveux car elle est riche en nutriment et en vitamine A", explique Samm Hart, préparatrice dans l'usine allemande. Le but : apporter la même expérience et les mêmes effets qu'avec un shampoing classique. "Nous utilisons les mêmes ingrédients de base, c'est ce qui donne sa structure. Mais aussi ce qui permet de garder vos cheveux propres, en les faisant mousser."

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Après avoir testé à la fois les cosmétiques solides et liquides, l'heure est au bilan pour Marine et Kevin. Même s'il est, au premier abord, un peu plus compliqué à acheter, le vrac liquide est selon eux tout aussi efficace et plus économique. En revanche, ils sont plus mitigés en ce qui concerne les produits solides. 

Les cotons solides n'ont pas conquis le cœur de Marine : "C'est difficile à prendre en main au début et ça l'est toujours." Et même pour le maquillage, elle reste réticente : "Il y a des marques qu'on apprécie et c'est dur de passer le cap de ne plus les utiliser." Au niveau économique, les shampoings solides coutent en moyenne 11 euros, soit deux fois plus cher que leur équivalent industriel, mais ils permettent d'éviter la production de près de 1000 tonnes de plastique par an. 

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