Vêtements de seconde main : le parcours d’un jean

Vêtements de seconde main : le parcours d’un jean

Vous êtes de plus en plus nombreux à acheter des vêtements de seconde main pour des raisons liées à l'environnement et à la mode avec le succès du vintage. À tel point que ce secteur est devenu un business florissant.

"Aucun vêtement neuf, que de la seconde main" : cette jeune fille a une garde-robe 100% d'occasions. Elle trouve ces vêtements déjà portés et achetés à petit prix dans des friperies de plus en plus tendance et surtout avec du choix. Pour 35 euros, elle choisit un jean. Mais savez-vous d'où vient-il ? Combien de km a-t-il parcouru ? Pour le savoir, nous avons cherché les moindres indices, les moindres détails pour retracer son parcours.

Toute l'info sur

Le 20h

Grâce à sa coupe, nous savons qu'il a été fabriqué il y a 30 ans en Turquie avant d'être expédié dans le nord de l'Europe, probablement en Allemagne. Un beau jour, son propriétaire a décidé de s'en séparer en le déposant dans une benne. Récupéré par une association, notre jean est ensuite revendu à des entreprises dans le monde entier. De la marchandise qui se retrouve sur des marchés en Afrique, mais aussi en Europe dans les usines de tri comme celle dans le Nord de l'Italie.

Ici, 30% de la marchandise est transformée en moquettes ou en laines. Les vêtements de bonne qualité, comme notre jean, sont vendus à un prix défiant toute concurrence : 1,10 le kilo. Quelques mois plus tard, les lots se trouvent à Rouen chez un grossiste français, leader sur le marché de la seconde main. On y retrouve notre jean "en parfait état". Il y a quelques années cette coupe, plus personne n'en voulait. Aujourd'hui, "tout le monde se l'arrache". "On a une grosse demande sur ce genre de jean".

La stratégie d'Eureka Fripe : acheter très peu cher des vêtements lorsqu'ils sont passés de mode et les stocker en attendant qu'ils redeviennent tendances. Ils seront revendus minimum deux fois plus cher. De quoi couvrir les frais de stockage. Dans l'entrepôt, nous croisons Philippe. Venu de Paris, il cherche des blousons américains pour sa friperie. Le gérant préfère choisir lui-même que de commander au kilo.

"Si on trie à la pièce, ce n'est plus le même tarif qu'au kilo. C'est beaucoup plus cher. "On a une clientèle de plus en plus exigeante, on se doit de plaire à nos clients et de trouver des trucs assez rares". Notre Jean a été aussi acheté dans cet entrepôt pour se retrouver 650 km plus loin dans la boutique de Mathilde à Bordeaux. Il a donc parcouru plus de 3 100 km. Il reste tout de même vingt fois moins polluant et trois fois moins cher qu'un jean acheté neuf.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Covid-19 : le variant découvert en Inde classé comme "préoccupant" par l'OMS

EN DIRECT - Tensions à Jérusalem, frappes sur la bande de Gaza : Washington condamne "une escalade inacceptable"

Vincent éliminé de "Koh-Lanta" : "En rentrant, je me suis inscrit à une formation pour devenir coach de vie"

Mort de Michel Fourniret : "Il était incapable de donner des informations", réagit le père d'Estelle Mouzin

Gironde : un policier attaqué au couteau, l'assaillante est décédée

Lire et commenter

LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies. > En savoir plus.