VIDÉO - "On prive nos enfants, notre famille" : deux salariés au Smic racontent leur quotidien

VIDÉO - "On prive nos enfants, notre famille" : deux salariés au Smic racontent leur quotidien

POUVOIR D'ACHAT - En France, un peu plus de 2 millions et demi de personnes touchent le Smic. Comment vivent-elles ? Deux salariés concernés se confient face aux caméras de TF1.

Logement, nourriture, enfants... les postes de dépense sont multiples. Et souvent trop dur à supporter pour les revenus les plus modestes. Malgré l'existence du Smic (1258 euros nets par mois), de nombreuses personnes travaillant à temps plein peinent à joindre les deux bouts  en France. À l'instar d'Amélie et Philippe, qui témoignent dans la vidéo du 20H de TF1 en tête de cet article.

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Le 20h

Aide à domicile dans la banlieue de Lille depuis trois ans, Amélie s’occupe d’une dizaine de personnes âgées. Travaillant 30 heures par semaine - avec des horaires décalés - et un week-end sur deux, elle gagne chaque mois 1150 euros nets. Des moyens qui ne suffisent pas à cette mère de trois enfants. "Le métier que l’on fait est très peu payé. Personnellement, ça m’écœure un petit peu. C’est difficile", confie à TF1 la femme de 27 ans. 

Conséquence directe, elle ne consacre qu'un étroit budget de 50 euros par mois aux courses alimentaires, ne s'autorisant aucun écart. "J’évite tout ce qui est marques. J’ai l’impression que l’on paye plus une marque qu’autre chose", indique-t-elle. Elle n’offre quasiment pas non plus de sucreries ou de soda à ses enfants, et n’achète pas de viande fraîche. "C’est injuste parce que l’on se prive de tout. On prive nos enfants, notre famille", se désole l'aide à domicile. Pour vivre correctement, elle aimerait gagner 350 euros de plus par mois. Un montant impossible à atteindre sans formation ou heures supplémentaires. 

1300 euros nets après 39 ans de carrière

Philippe est, lui aussi, confronté à ce manque de moyens.  Après 39 ans de carrière, cet agent de sécurité dans la banlieue de Rouen ne gagne que 1300 euros nets par mois. Comme Amélie, il fait attention à chaque dépense. "Je n’hésite pas à sortir des grandes agglomérations pour trouver des grands distributeurs de carburant, avoir le moins cher possible. Au centre-ville, c’est hors de prix", lâche le quinquagénaire. 

Après le travail, Philippe rentre directement chez lui. Il ne va quasiment jamais au cinéma ou au restaurant. Pour avoir un meilleur salaire, il a tenté de changer d’entreprise. Mais autour de Rouen, il n’a rien trouvé de stable. "On m’a proposé des temps partiels. Vivre avec ça, c’est encore plus précaire. Ce n’est pas viable", souligne-t-il. Finalement, Philippe a préféré garder la sécurité de son CDI. À cinq ans de la retraite, il s’est fait à l’idée de rester au Smic jusqu’à la fin de sa carrière. 

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Pour rappel, le seuil de pauvreté en France est fixé à un peu plus de 1000 euros (1063 euros en 2018 selon l'Insee). Près de 10 millions de Français (9,3 millions en 2018, selon l'Insee) vivent sous ce plancher symbolique, soit près de 15% de la population. 

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