COP21 : deux manifestants condamnés après les violences à Paris

COP21 : deux manifestants condamnés après les violences à Paris

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JUSTICE - Deux personnes interpellées dimanche lors de la manifestation interdite près de la place de la République, à Paris, dans le cadre de la COP21 ont respectivement écopé mardi soir, en comparution immédiate, de trois mois de prison ferme et d'une amende de 1.000 euros.

Deux condamnations après les dérapages de la manif pour le climat. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi deux personnes interpellées lors d'un rassemblement dimanche à Paris, en marge de la COP21, l'un à trois mois de prison ferme, l'autre à une amende de 1.000 euros. Il s'agit pour l'instant des seules condamnations après les interpellations de plus de 300 personnes près de la place de la République où la manifestation pour le climat a dégénéré en milieu de journée.

Dans la première affaire, jugée en comparution immédiate, le prévenu de 28 ans a été condamné à trois mois de prison ferme pour avoir jeté une bouteille en verre en direction d'un policier, le blessant légèrement à la lèvre. Son avocate a fait valoir lors de l'audience que le prévenu avait bu et qu'il "n'était pas là pour casser".

Deux personnes toujours en garde à vue

L'autre affaire concernait une jeune femme de 25 ans que le tribunal a condamnée à une amende de 1.000 euros pour avoir refusé de laisser prendre ses empreintes digitales. Celle-ci s'est dite "complètement pacifique". Selon son avocate, la procédure "frisait le ridicule". Elle a souligné mardi le contraste entre le grand nombre de gardes à vue et la comparution de seulement deux personnes pour l'instant.

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Les deux personnes condamnées ont aussi été reconnues coupables de ne pas avoir obéi à l'ordre de dispersion de la police, qu'ils avaient dit ne pas avoir entendu. Dans ses réquisitions, le procureur avait réclamé dans le premier cas une peine de huit mois d'emprisonnement dont quatre ferme, mais avec mandat de dépôt. Pour la jeune femme, il avait requis cinq mois de prison avec sursis.

Les gardes à vue de la plupart des personnes interpellées, alors que l'état d'urgence interdisait les manifestations, ont été levées dès le dimanche soir. Deux personnes restaient en garde à vue mercredi, tandis que cinq autres ont été relâchées.

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