La minute COP21 : en route pour "la semaine de l'espoir"

COP 21
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VU ENTENDU - Négociations, ambiance, organisation, etc : du 30 novembre au 11 décembre, metronews vous raconte la 21e conférence internationale sur le climat vue de l’intérieur. Aujourd’hui, au septième jour des négociations climatiques, les ministres des 195 pays participants à la Cop se sont mis au travail - enfin après leurs déclarations.

Sur le site du Bourget, à la COP21, les journées passent... et se ressemblent. Ce lundi 7 décembre, pour la reprise des négociations après une journée de pause dimanche, les négociateurs de la première semaine ont laissé leur place aux ministres de l'Environnement ou des Affaires étrangères des 195 pays participants à la conférence climatique après avoir remis une ébauche d'accord samedi à la mi-journée au président du sommet, Laurent Fabius. 

EN SAVOIR+ >>  COP21 : les hauts et les bas d’une semaine de négociations sur le climat

"C'est la semaine de l'espoir", a d'ailleurs affirmé le ministre des Affaires étrangères qui se réjouit "des délais parfaitement tenus" la première semaine. "Nous avons l'opportunité d'être à la hauteur des enjeux historiques", a complété Christiana Figueres, la secrétaire générale de la Convention-cadre des Nations unies pour les changements climatiques (CCNUCC), avant qu'au moins une centaine de ministres ne se lancent dans des déclarations du même acabit que les chefs d'Etat lundi dernier. Chaque lundi se ressemble donc... ou presque !

Debriefings à la chaine
On commence à s'y habituer également mais chaque journée débute par son lot de conférences de presse pour debriefer l'avancée des négociations de la veille. C'était une nouvelle fois le cas ce lundi matin que ce soit du côté de la Fondation Nicolas Hulot ou du Climate Action Network, un réseau de plus de 900 ONG environnementales autour du monde. 

Le ton est évidemment différent pour chaque association. Pour la Fondation Nicolas Hulot, dont le président est envoyé spécial de François Hollande pour le climat, la critique est constructive et le ton apaisé, là où le Climat Action Network ou son émanation française le Réseau Action Climat auront un ton beaucoup plus incisif, sous forme de rappel à l'ordre, à chaque faux pas des négociateurs. Deux rapports au pouvoir, deux traditions militantes, mais un même combat.


 Les lobbys ne sont pas très loin
Depuis ses débuts, la COP21 est beaucoup critiquée pour le greenwashing de certains partenaires de l'événement (Engie, EDF, BNP Paribas, etc) que balaye les organisateurs. "On est aujourd'hui à une conférence qui va nous faire entrer dans une nouvelle ère [ndlr, écolo], ce qui vaut aussi pour les entreprises", répondait d'ailleurs Pierre-Henri Guignard vendredi lors d'une visite des coulisses de la conférence. Mais comme tout espace de négociations, c'est aussi un lien d'intense lobbying, des ONG comme on vous l'expliquait la semaine dernière, mais aussi de certains acteurs aux antipodes du mouvement écolo.

C'est le cas des pro-nucléaires qui entre un tweet sponsorisé du Nuclear Energy Institure, un lobby pro-nucléaire américain, installé à Washington ou la distribution du livre auto-édité Pari sur le climat. L’activisme anti-nucléaire met-il notre futur en péril ? - comme le relève le Réseau Action Climat (RAC) - de deux auteurs "indépendants" ont fait leur discrète apparition sur notre timeline. D'ailleurs, cette nuit l'ONG Avaaz a mené une action dans les rues de Paris pour dénoncer les lobbyistes présent à la Cop 21, tout en placardant les portraits de sept d'entre eux, les "pires" selon la plateforme de pétition en ligne.

 Les lobbys ne sont pas très loin
Depuis ses débuts, la Cop 21 est beaucoup critiquée pour le greenwashing de certains partenaires de l'événement (Engie, EDF, BNP Paribas, etc) que balaye les organisateurs. "On est aujourd'hui à une conférence qui va nous faire entrer dans une nouvelle ère [ndlr, écolo], ce qui vaut aussi pour les entreprises", répondait d'ailleurs Pierre-Henri Guignard, le secrétaire général à l'organisation de la Cop 21, vendredi lors d'une visite des coulisses de la conférence. Mais comme tout espace de négociations, c'est aussi un lien d'intense lobbying, des ONG comme on vous l'expliquait la semaine dernière, mais aussi de certains acteurs aux antipodes du mouvement écolo.

C'est le cas des pro-nucléaires qui entre un tweet sponsorisé du Nuclear Energy Institure, un lobby pro-nucléaire américain, installé à Washington ou la distribution du livre auto-édité Pari sur le climat. L’activisme anti-nucléaire met-il notre futur en péril ? - comme le relève le Réseau Action Climat (RAC) - de deux auteurs "indépendants" ont fait leur discrète apparition sur notre timeline. D'ailleurs, cette nuit l'ONG Avaaz a mené une action dans les rues de Paris pour dénoncer les lobbyistes présent à la Cop 21, tout en placardant les portraits de sept d'entre eux, les "pires" selon la plateforme de pétition en ligne.

► L'opération com' de Ben & Jerry's
Mis à part les conférences, les signatures de partenariat, les exposants ou les annonces en tout genre, la Cop 21, ce sont aussi quelques belles opérations de com', notamment pour les entreprises ou les partenaires de l'événement comme Suez dont le PDG évoquait samedi les "12 engagements" sans en dire plus. Aujourd'hui, par exemple, le PDG du glacier Ben & Jerry's a mis en avant une campagne en partenariat avec le secrétariat des Nations unies sur le climat et l'ONG Avaaz au doux message de "si c'est fondu, c'est foutu" (les glaces, mais aussi la banquise). Le "point culminant" d'un engagement pour "100% d'énergies renouvelables d'ici à 2050", selon le marchand de glace. 

LA MINUTE COP21 D’HIER >>  "Les négociateurs ne savent pas faire le tri" A LIRE AUSSI >> Notre dossier sur la COP21

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