Brésil : un désastre, quatre causes (au moins)

Brésil : un désastre, quatre causes (au moins)

MONDIAL 2014 – Submergé par la furia Allemande (7-1), le Brésil quitte sa Coupe du monde en demi-finale. Une élimination qui s'est dessinée au fur et à mesure de la compétition, et qui, avec du recul semblait inévitable.

''La Neymar dépendance''. Il était annoncé comme la star brésilienne de la Coupe du monde, il a mené le Brésil jusqu'en demi-finale grâce notamment à quatre buts. Mais l'attaquant star de Barcelone s'est fracturé une vertèbre face à la Colombie sur un coup de genou de Juan Camilo Zuniga et le Brésil a pris en pleine face le rouleau compresseur allemand. Sans Neymar, les Brésiliens n'ont jamais trouvé le moyen de peser devant pour au moins calmer la furia allemande. Pire, Fred, à la pointe de l'attaque, a raté ses contrôles, pas trouvé ses coéquipiers et a fini par subir les sifflets de ses propres supporters. Comme un symbole de l'absence de héros.

Le fond de jeu. En 2002, Felipe Scolari avait remporté la Coupe du monde avec un Brésil loin du football samba, basé sur la défense, mais avec Ronaldo, Rivaldo, Kaka et Ronaldinho à la pointe de l'attaque. Le coach brésilien a tenté le même pari pour cette édition à la maison, confiant les offensives au seul Neymar et bâtissant son équipe autour du duo défensif Thiago Silva-David Luiz. Résultat, sur les matches éliminatoires, les Brésiliens ont marqué 80 % de leurs buts sur coups de pieds arrêtés. Insuffisant pour prétendre mettre à mal l'armada offensive allemande.

Le manque de remplaçant. S'il y a eu ''Neymar dépendance'', c'est aussi par manque d'alternative. A la pointe de l'attaque, Fred ou Jo ont été loin de pouvoir prétendre au rôle de héros. Remplaçant de Neymar face à l'Allemagne, Bernard, malgré son talent précoce, n'a pas non plus su peser sur la partie. Au contraire de Dante, qui palliait la suspension de Thiago Silva, et qui a, par ses absences, fait basculer la partie dans le camp des Allemands. Dès le premier but de Müller, sa mauvaise entente avec David Luiz a sauté aux yeux, laissant le buteur de la Mannschaft libre de tout marquage sur un corner. Parce qu'il n'a pas disposé de remplaçants à la hauteur de ses leaders, le Brésil n'a rien pu faire face aux Allemands, dont tous les titulaires étaient au rendez-vous.

La pression. Elle était palpable tout au long de cette Coupe du monde. La pression a aussi, sans doute, eu un peu raison des Brésiliens. Alors que le capitaine, Thiago Silva, avait remis ses coéquipiers dans le droit chemin face à la Colombie (2-1), David Luiz, son suppléant au capitanat, n'a pu le faire face aux Allemands. Après les deux premiers buts, c'est le ciel qui est tombé sur la tête de la Seleçao. Pays du football, où la rue s'est soulevée contre le coût du Mondial, le Brésil était en mission. Les pleurs de Thiago Silva et Julio Cesar avant les tirs au but contre le Chili auraient pu rester une des images du Mondial. Mais ce sont les larmes de David Luiz après le "massacre", terme utilisée par la presse en ligne brésilienne, de Belo Horizonte qui resteront.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Présidentielle 2022 : pourquoi Eric Zemmour taxe-t-il Marine Le Pen de "femme de gauche" ?

En plein conflit sur les licences de pêche post-Brexit, deux navires britanniques verbalisés en baie de Seine

Tir mortel d’Alec Baldwin : nouvelles révélations sur la jeune armurière Hannah Gutierrez Reed

Dans le Gard, le geste héroïque d'un élève de 9 ans pour sauver son camarade de l'étouffement

VIDÉO – Un an de pluie en quelques heures : les images des dégâts des inondations monstres en Sicile

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.