"C'est irréel" : sur les Champs, les Bleus laissent un impérissable souvenir

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Les Bleus champions du monde : deux étoiles plein les yeux

AU CŒUR DE LA FOLIE - Le passage des Français en bus impérial sur les Champs-Élysées a suscité le rassemblement d'une foule impressionnante, lundi 16 juillet. LCI y était et vous raconte l’accueil réservé aux 23 héros champions du monde.

Lundi 16 juillet, dans l'après-midi et en plein cagnard, une foule compacte aux couleurs bleu-blanc-rouge s'amasse sur les Champs-Elysées pour acclamer les Bleus, devenus champions du monde 24 heures plus tôt. "Ils savent se faire désirer", soupire un jeune homme coiffé d'une teinture iroquoise aux couleurs de la France. "Je meurs de chaud",  peste une quadragénaire qui achète frénétiquement deux bouteilles d'eau fraîches à un vendeur à la sauvette.

Après plusieurs heures d'attente, la clameur éclate lorsque le bus à impériale sur lequel sont juchés les 23 joueurs, le sélectionneur Didier Deschamps et le reste de la délégation s'engage sur la "plus belle avenue du monde", depuis la place de l'Etoile.

Le bus, frappé des mots "Champions du monde", roule au pas pour laisser aux fans - environ 300.000 sur place selon une source policière - autour de 14 minutes pour savourer le passage de ses héros. Dès que le bus s'avance, certains supporters se précipitent même contre les barrières en criant, faisant des Champs Elysées la plus bruyante avenue du monde.

Dans un vacarme assourdissant causé par les vivats de la foule puis noyés dans les fumigènes déclenchés par les fans - et sûrement dans les vapeurs de leur sommeil manquant - les footballeurs ont quand même la banane. Ils multiplient les saluts à la foule et les selfies pour immortaliser cette journée, 20 ans après la descente des Champs-Elysées par les Bleus de Zinédine Zidane. 

Douce folie

Certains fans entonnent alors La Marseillaise qui succède aux chants sur la nouvelle coqueluche, Benjamin Pavard et au "Poooh Poh Poh Poooh Poh Pooooh Poh", inspiré du célèbre morceau "Seven Nation Army" du groupe de rock The White Stripes. C'est notamment  le cas de deux amis, Thibault et Victor, 21 ans, qui ont fait le déplacement depuis Nancy pour apercevoir Mbappé, Griezmann et les autres.

"Voir autant de personnes sur les Champs-Elysées, c’est impressionnant", raconte Thibault, qui endosse avec fierté  une réplique du maillot porté par les Français en 1998. "C’est un cadeau de mon père", glisse-t-il avec émotion. "C’est tout un symbole d’être ici", a assuré pour sa part Victor. "En 1998, nous étions bien trop jeunes pour faire la fête, alors, être là aujourd’hui , c’est une forme de revanche sur le passé",  souligne t-il. 

De la gratitude

"C’est un moment historique, c’est pourquoi j’ai voulu être là", affirme Elise, une étudiante parisienne de 24 ans qui ne rate jamais un match du PSG, son club fétiche. "Aujourd’hui, on est tous là pour les Bleus", revendique t-elle toutefois. 

Même son de cloche chez Marie, Charlotte, Julie et Coline, quatre cousines âgées de 18 à 34 ans, issues de la région parisienne et qui ne semblent guère réaliser ce qu’il se passe. "Cela nous semble irréel. Cette liesse est si incroyable. Elle va faire un bien fou à notre pays", clament le quatuor en cœur.

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Pas déçu malgré l'arrivée tardive et le passage furtif des Bleus

C'est aux alentours de 19h20, bien loin donc, des 17h annoncés au préalable, que les Français ont pu manifester leur fierté envers les Tricolores. Un rendez-vous pris un peu tard pour certains des fans. "Ils sont passés à vive allure", constate, un brin déçu, Mamoudou, un danseur de 27 ans et couvert d’un drapeau bleu-blanc-rouge." "J’ai quand même pu les filmer", se réconforte-t-il. " Ce n'est qu'une petite déception comparée à la victoire contre la Croatie (4-2). Je suis encore comme un dingue !"

"Ils sont passés très rapidement mais j’ai de la fierté et une joie profonde pour mon pays", assure, Hind, 28 ans, maquillée d'un drapeau français sur les joues. "Ce bonheur-là, il va durer pour longtemps", raconte cette jeune femme à la voix cassée. 

Alors que les Bleus célèbrent à l'Elysée leur triomphe, les supporters, eux, se perdent déjà en perspectives. Pierre, un garçon longiligne de 25 ans, est tout à fait d'accord : "C'est une génération incroyable. Les Mbappé, Pogba et Varane sont jeunes et talentueux. A mon avis, ce n'est pas la dernière fois que je vis un moment pareil". Ses prédécesseurs de 1998 en ont bien eu la chance, pourquoi pas lui ?

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