Coupe du monde 2014 : l'Iran lave son linge sale en famille

Coupe du monde 2014 : l'Iran lave son linge sale en famille

FOOTBALL – En prise à des problèmes financiers, la Fédération de football iranienne a imposé aux joueurs de l'équipe nationale, avant le match samedi soir contre l'Argentine, de ne pas échanger leurs maillots par soucis d'économies. Le nouvel épisode d'un feuilleton autour de l'équipement de la sélection entamé avant le coup d'envoi de la compétition.

Les joueurs iraniens privés d'échange de maillots. Malgré la belle opposition qu'ils ont livrée face aux Argentins ( 1-0 ), samedi à Belo Horizonte, au nord de Rio, la sélection iranienne n'a même pas pu obtenir les tuniques des stars de l'Albiceleste en guise de consolation. La faute à une directive de la Fédération de football iranienne, minée par des problèmes financiers, qui a imposé à ses joueurs de conserver leurs maillots par soucis d'économies.

Ce n'est pas la première fois depuis la préparation de la compétition que les Iraniens, possibles adversaires des Bleus en huitièmes de finale, sont confrontés à ces problèmes d'argent. Avant de s’envoler pour le Brésil, les joueurs, mais surtout le sélectionneur Carlos Queiroz, s'étaient plaints de la qualité de l'équipement fourni au groupe. Il faut dire que maillots et chaussettes rétrécissaient au lavage, quand les membres de l'équipe ne recevaient pas des chaussures taille 34 au lieu de 44.

La marque Uhlsport "choquée"

Au moment de la phase de qualification, face au Qatar et à la Corée du Sud "l'équipement n'était pas adapté pour jouer dans des conditions d'humidité extrêmes", avait par ailleurs critiqué l'ancien entraîneur du Real Madrid, assurant : "cela aurait pu nous sortir de la Coupe du monde".

Certains joueurs, habitués aux produits de l'équipementier allemand Uhlsport fournissant la Team Melli, à l'image de l'attaquant Mohammad Reza Khalatbari, avaient même publiquement émis des doutes sur l'authenticité des tenues. Face à ces critiques, le président de la Fédération, Ali Kafashian, avait tenté de couper court à la polémique en assurant la qualité de l’équipement en demandant au sélectionneur de ne pas "laver son linge sale en public". "Nous utilisons les mêmes normes pour l'Iran que pour les autres associations ou clubs de football avec lesquels nous travaillons", avait de son côté répondu Uhlsport, qui s'était dit "choqué" par les accusations de Carlos Queiroz.

Samedi en fin de journée, toutefois, le capitaine de la sélection iranienne, Javad Nekounam, s'est affranchi des consignes de sa Fédération en demandant à Lionel Messi, avant le coup d'envoi du match, d'échanger leurs tuniques en souvenir.

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