Coupe du monde 2014 : Ribeirao Preto à l'heure française

Coupe du monde 2014 : Ribeirao Preto à l'heure française

REPORTAGE - L'équipe de France est devenu la principale attraction de cette ville du sud-est du Brésil, surtout connue pour son agriculture et pour avoir donné naissance à Socrates et à Raï. Mais entre les nombreuses vieilles bâtisses rose pâle couvertes de tuiles qui font l'essentiel du panorama, les drapeaux tricolores fleurissent de toutes parts et les autochtones, qui connaissent Benzema et Matuidi, s'enflamment pour notre équipe nationale. La petite communauté française sur place jubile.

On avait d'abord cru à une indifférence molle, la faute à la chaleur étouffante. Mais on a vite compris que le cœur de Ribeirao Preto allait battre au rythme de l'équipe de France. Pour la petite histoire, c'est dans cette ville de 600 000 habitants (soit 100 000 de plus que Lyon), décrite comme "petite" par les Brésiliens, que Raï, l'ex-meneur du jeu du PSG et de la Seleçao, a poussé ses premiers ballons. Un premier lien avec la France, même si l'arrivée des Bleus sur place, dans la nuit de lundi à mardi, suscite un engouement sans précédent.

"C'est génial pour les gens qui vivent ici, nous confie ainsi Stephan Rozenbaum, journaliste français installé dans la bourgade qui travaille désormais pour TV Bandeirantes, la 2e chaîne la plus importante du pays. On voit d'ailleurs beaucoup de drapeaux français dans toute la ville. Même les serveurs des restaurants ont appris quelques mots de français, c'est dire ! Ici, ils n'ont pas la culture d'apprendre des langues. Le pays est tellement grand que ça ne les intéresse pas. Mais tous les gens trouvent très agréable de voir un petit bout de la France débarquer ici."

"Ma priorité, c'est l'équipe de France"

Mais au fait, y a-t-il des Français à Ribeirao Preto ? On les a longtemps cherchés. "Il n'y a que des Brésiliens ici", nous ont même assuré plusieurs habitants. Pourtant, on a fini par en trouver une quinzaine. Des étudiants en école de commerce arrivés il y a un an ou un semestre dans le cadre d'un échange universitaire. "Avant de décider de venir, j'ai attendu le barrage retour contre l'Ukraine, pour être sûrs qu'ils seraient là. Ça a été une double libération pour moi", raconte, dans un grand sourire, Laurent, 23 ans, avec un fort accent marseillais.

"C'est une distraction mais qui nous rend vraiment très heureux, enchaîne Youcef, 26 ans, derrière ses immenses lunettes. Bon, l'année n'est pas encore finie. D'ailleurs, j'ai un exam' dans deux jours. Là, on est en train de sécher les cours (rires)." "Vivre une Coupe du monde au Brésil, c'est déjà le rêve de tout le monde. Alors que les Bleus soient là pour nous dire bonjour, c'est parfait, reprend Laurent. On est vraiment privilégiés. On va essayer de les pister le plus possible, même si c'est un peu compliqué. Mais je suis ici et ma priorité, c'est l'équipe de France (rires). Les partiels seront révisés la nuit." Après les matches, donc.

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