Coupe du monde 2018 : comment l’équipe de Tunisie a filouté en plein match pour rompre le jeûne du ramadan

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FOOTBALL – Pour permettre à ses joueurs de rompre le jeûne du ramadan lors des deux premiers matchs de préparation au Mondial 2018 de son équipe, le sélectionneur de la Tunisie a eu recours à un savant stratagème…

À l’approche de l’été, tandis que l’air s’alourdit et vient parfois à manquer, pas facile de jouer au football. Encore moins quand, depuis le lever du soleil, on n’a rien avalé, pas même la moindre goutte d’eau. C’est dans ces conditions, pourtant, que la Tunisie prépare actuellement la Coupe du monde 2018, en plein ramadan. Problème : comment rompre le jeûne quand, à ce moment précis, on est justement en train de disputer un match amical ?

J’ai demandé à notre gardien de tomber.Nabil Maâloul, le sélectionneur tunisien

Le sélectionneur, Nabil Maâloul, a bien dû se pencher sur la question, par deux fois : le 29 mai, à Braga, contre le Portugal (2-2), puis le 1er juin, à Genève, contre la Turquie (2-2). Et, lors de ces deux matchs, un détail a attiré l’attention : approximativement à la même minute de ces deux rencontres, en plein cœur de la seconde période, le gardien Mouez Hassen s’est effondré, déclenchant alors un mouvement collectif des dix autres joueurs vers le banc de touche.

Il faut savoir que, selon les directives de la Fifa, le gardien de but est le seul joueur qui, quand il se blesse, doit être soigné sur le terrain, tandis qu’un joueur de champ doit, lui, sortir des limites pour permettre à la partie de se poursuivre. Le staff tunisien s’est donc visiblement appuyé sur ce point précis de règlement pour que l’équipe puisse manger des dattes et boire de l’eau.

Le sélectionneur l’a lui-même reconnu : "C’est quelque chose qu’on a préparé, oui. Parce qu’on a énormément de joueurs qui jeûnent. Alors j’ai demandé à notre gardien de tomber, pour laisser les joueurs rompre le jeûne. Nous aussi en tant que staff. Les joueurs ont le droit. C’est notre religion. C’est difficile de rester plus de 16 heures sans eau, sans boire. Surtout si on a deux séances d’entraînement. Donc on s’est adapté." La fin justifie les moyens. La faim aussi.

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