Coupe du monde : "Lorsque l’équipe de France joue comme en ce moment, elle fédère tout le pays", se réjouit Denis Brogniart

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INTERVIEW - Au lendemain de la qualification de l’équipe de France pour la finale, après sa victoire (1-0) face à la Belgique, LCI a recueilli les confidences de Denis Brogniart, aux commandes du Mag de la Coupe du monde sur TF1.

Comme la plupart des Français, il a moins dormi que d’habitude. Mardi soir, Denis Brogniart a assisté à la qualification de l’équipe de France pour la finale de la Coupe du monde sur le plateau du "Mag". Un rendez-vous qu'il anime entouré de ses chroniqueurs depuis le début de la compétition.  


A l’occasion de la présentation de la saison 3 du jeu Ninja Warrior, prochainement à l’antenne, ce journaliste sportif de toujours a bien voulu commenter la performance des Bleus. Et d’abord ce record : avec 19.1 millions de téléspectateurs (70.5%) du public, il s’agit de la meilleure audience télé toutes chaines et tous programmes confondus depuis le début de l'année...

LCI : Ce record d’audience, vous vous y attendiez un peu, beaucoup... Pas du tout ?

Denis Brogniart : On savait qu’on allait faire une formidable audience. De là à réunir 19 millions de téléspectateurs pour le match, et plus de 7.4 millions pour "Le Mag", c’est extraordinaire. Ça prouve une chose : cette équipe de France de foot, lorsqu’elle gagne, lorsqu’elle joue comme en ce moment, elle fédère tout le pays. Et on n’a pas encore vu la finale (dimanche à 17 heures, ndlr) ! On devrait aller encore plus haut, je l’espère.

LCI : Certains commentateurs ont été parfois très durs avec les Bleus. De votre côté aviez-vous la consigne de conserver une certaine bienveillance ?

Denis Brogniart : J’ai passé l’âge d’avoir des consignes ! Je pense que j’essaie d’être le plus mesuré possible. J’ai vécu 98, je travaillais à l’époque sur Europe 1 et j’avais été surpris par la violence avec laquelle on pouvait attaquer l’équipe de France… et avec quelle rapidité on pouvait retourner sa veste. Je l’ai déjà dit à Didier Deschamps : critiquer, donner son avis après un match, ça fait partie de notre métier. C’est comme ça. Lorsqu’on fait un métier public, il faut accepter qu’on puisse être jugé. Pendant les matches de poules, il ne faut pas se raconter d’histoires : l’équipe de France était assez poussive et laborieuse. On pouvait émettre quelques signes d’inquiétude. C’est ce qu’on a fait. Ça ne veut pas dire qu’on jette tout et qu’on dit que l’équipe de France va perdre instantanément contre l’Argentine. En revanche, on essaie de savoir ce qui s’est passé. Et quand un match est formidable, quand une qualification est magnifique, notamment contre l’Argentine (4-3), alors là on peut s’extasier !

LCI : En finale, le pire adversaire de cette équipe de France… ce sera elle-même ?

Denis Brogniart : Le pire souvenir de cette équipe de France, c’est sa défaite en finale de l’Euro il y a deux ans au Stade de France. Et ça, ils l’ont tous dans la tête. Notamment Griezmann et Pogba. Ça reste comme une cicatrice qui ne s’est jamais refermée pour eux. Je pense que c’est ça qui les préserve d’un emballement excessif. D’une joie qui pourrait être un peu dévastatrice. Là, ils sont concentrés, il n’y a pas eu d’effusions trop importantes. Ils sont déjà concentrés pour la finale. Et ils ne tomberont pas dans les travers du championnat d’Europe où ils pensaient avoir fait le plus dur en demi-finale face à l’Allemagne, avant de se faire surprendre en finale par le Portugal. Je les voyais battre l’Uruguay, je les voyais battre la Belgique. Et que ce soit la Croatie ou l’Angleterre, j’ai très bon espoir que ces joueurs puissent broder une deuxième étoile sur leur maillot.

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