Coupe du monde 2018 : Tim Cahill, l'icône de l'Australie qui peut devenir "l'égal" de Pelé

LCI

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INCREVABLE - Expatrié à Millwall, en D2 anglaise, Tim Cahill figure parmi les 23 Australiens retenus pour la Coupe du monde. L'attaquant de 38 ans, qui disputera son quatrième Mondial malgré sa forme déclinante, peut inscrire son nom dans l'histoire de la compétition.

À 38 ans, Tim Cahill est toujours là. Meilleur buteur de l'histoire de l'Australie, avec 50 buts en 105 matches, un chiffre étonnant pour une nation qui ne figure pas dans le Top 30 mondial, l'emblématique capitaine a permis aux Socceroos de participer aux trois dernières phases finales de la Coupe du monde. En dépit d'un temps de jeu très limité cette saison à Millwall, en deuxième division anglaise, où il s'était expatrié l'hiver dernier pour assurer sa place parmi les 23 Australiens, Cahill a réussi le pari qu'il s'était fixé. Il a été appelé en sélection pour disputer le Mondial 2018, le quatrième de sa carrière après 2006, 2010 et 2014.

Premier adversaire des Bleus ce samedi 16 juin (en direct à 12h sur TF1, puis en rediffusion intégrale à 15h sur LCI), la mascotte des Aussies a l'opportunité d'égaler un record en Russie. S'il venait à marquer en phase de poules, ou plus tard en fonction du parcours de l'Australie dans la compétition, l'ancien meneur de Melbourne City rejoindrait le roi Pelé, Miroslav Klose et Uwe Seeler dans le club très fermé des joueurs ayant marqué lors de quatre éditions. 

Seulement voilà, contrairement à l'idée reçue, le vétéran de l'équipe nationale ne fait pas l'unanimité au pays des Kangourous. Selon ses détracteurs, ses plus belles années sont derrière lui. Outre son âge avancé, argument avancé par certains pour qu'il laisse sa place à la jeune génération, c'est davantage sa saison poussive en D2 anglaise qui interroge. À court de forme à Melbourne City en A-League, la première division locale, où il était rarement titulaire depuis son arrivée en 2016, il a renoué l'hiver dernier avec son premier amour, Millwall, le club qui l'a lancé en Europe en 1998 après avoir quitté l'Australie. Mais les retrouvailles ont tourné court. En 2018, il n'a joué que 63 minutes en dix apparitions sous les couleurs du club londonien.


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Des performances, vous l'aurez compris, qui ne lui ont pas permis de gagner des points auprès du nouveau sélectionneur, le Néerlandais Bert van Marwijk, nommé après le départ d'Ange Postecoglou en novembre. Pourtant, au moment de coucher les noms des 23 sur sa liste, il n'a pas hésité une seule seconde. "C'est un cas à part. Il est spécial à tous points de vue. Il a 38 ans et c'est peut-être l'un des meilleurs joueurs de l'histoire de l'Australie", a justifié le coach. 

Il n'empêche que ce maigre bilan a fait naître des soupçons sur les raisons exactes de sa présence. Certains observateurs ont évoqué une forme de pression de la part du principal sponsor des Socceroos, la compagnie pétrolière Caltex. Celle-ci a basé toute sa campagne publicitaire pour le Mondial sur Tim Cahill, allant jusqu'à se changer de nom pour "Cahilltex" pendant le Mondial (voir la photo ci-dessous). Des accusations d'opération de marketing réfutées par la Fédération australienne et son président David Gallop : "Regardez le bilan de Tim. C'est quelqu'un qui a répondu présent pour les Socceroos et l'Australie tellement de fois."

Par là, il sous-entend que l'immense expérience de l'ancien joueur d'Everton ne sera pas trop en Russie. Premier Australien à inscrire un but en phase finale, en Allemagne en 2006, Cahill avait mené son équipe jusqu'en huitième de finale, ensuite éliminée par l'Italie. S'il n'avait pas connu pareille réussite en 2010, s'arrêtant en phase de poules malgré un but contre la Serbie (2-1), c'est lors du Mondial 2014 qu'il avait réussi son plus beau coup. Face aux Pays-Bas, malgré la défaite (3-2), la star nationale avait envoyé une superbe volée du gauche sous la barre de Cillessen. À 38 ans, Tim Cahill aura à cœur de prouver qu'il est toujours ce même joueur. En Russie, il vivra sa dernière aventure avec les Kangourous. Une Coupe du monde comme chant du cygne.

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Coupe du monde de football 2018 en Russie

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