Le Pérou vainqueur de la Coupe du monde de football... des prisonniers

LCI

à lire et à regarder sur

CHAMPIONS - Aux tirs aux buts, le Pérou a battu la Russie en finale du "Mondial". Un Mondial un peu spécial puisqu'il s'agit, en fait, de la première Coupe du monde de football des prisonniers. Un tournoi organisé entre détenus dans les prisons péruviennes.

Un "Mondial" de football peu banal. Alors que la Coupe du monde 2018 en Russie (du 14 juin au 15 juillet) doit débuter dans un peu plus d'une semaine, c'est une tout autre compétition qui s'est déroulée ces derniers jours au Pérou : le Mondial des prisonniers. Un tournoi organisé entre détenus, au sein des prisons péruviennes surpeuplées, et dont le Pérou est finalement sorti vainqueur.


Pourquoi cette compétition ? Les autorités pénitentiaires locales avaient estimé qu'il fallait surfer sur la qualification de la sélection nationale (la vraie) en Coupe du monde, pour la première fois depuis 36 ans. L'idée était assez simple : seize prisons étaient en lice et chacune d'entre elles représentait un pays dont elle avait pris le nom. 

Les matchs se sont déroulés dans les cours de chaque prison durant un mois. La finale, elle, a été organisée sur un véritable terrain de football, dans le stade de Lima, avec sa capacité de 60.000 spectateurs. C'est dans cette enceinte que los Incas - le surnom de la sélection péruvienne - ont joué plusieurs rencontres des qualifications au Mondial, d'où l'émotion des détenus ayant eu la chance de fouler la pelouse. 


Malheureusement pour les joueurs, les gradins sont restés quasiment vides, car seuls une trentaine de proche des prisonniers ont été autorisés à assister au match, sous la surveillance d'environ 200 policiers et agents pénitentiaires. 

Les mêmes règles que pour un match de la FIFA

A l'instar des véritables équipes sélectionnées par la Fifa, les hymnes nationaux ont été joués par des musiciens, les matchs ont été arbitrés par de véritables arbitres et on a même écopé de cartons jaunes. Et, à la fin, après une séance décisive de tirs aux buts, les "Péruviens" de Lurigancho ont battu 4 à 2 les "Russes" de la prison de Chimbote, un port du nord du pays.

Les champions ont reçu une coupe, plus grande encore que celle décernée par la Fifa, des médailles d'or et des tenues sportives en récompense. 


"Je me sens libre pour un moment, je sais que je sortirai très bientôt. Ce titre, je le dédie à ma famille, le sacrifice a valu la peine", a confié à l'AFP Thomas Manuel Aguirre, condamné pour vol aggravé mais champion de ce "Mondial" peu banal.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Coupe du monde de football 2018 en Russie

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter