Coupe du monde 2018 : poule porte-bonheur, groupe de la mort absent, poisse russe... ce qu'il faut retenir du tirage

DÉCRYPTAGE - Ce vendredi 1er décembre, le monde entier avait les yeux rivés sur le tirage au sort de la phase de poules de la Coupe du monde 2018 en Russie. Les 32 équipes qualifiées et leurs supporters sont désormais fixés sur la composition des huit groupes. LCI revient sur ce moment en tirant des enseignements.

Le tirage au sort a donc livré ses vérités. Ce vendredi 1er décembre, c'est donc au Palais des congrès du Kremlin que s'est ouvert le préambule de la prochaine Coupe du monde en Russie, qui se déroulera du 14 juin au 15 juillet 2018. Les 32 qualifiés, dont l'équipe de France, ont été fixés sur la composition de leur groupe pour l'édition 2018 du Mondial. Groupe de la mort oublié, poule porte-bonheur, groupe des copains... LCI décrypte à sa manière le tirage au sort.

La poule C, un porte-bonheur ?

Un signe du destin ? L'équipe de France a (encore) été gâtée au tirage. Les Bleus ont été placés dans le groupe C avec le Pérou, le Danemark et l'Australie, des nations largement à leur portée. Deux des cinq vainqueurs de la Coupe du monde sous sa formule actuelle sont issus du groupe C. Le Brésil en 2002 et... la France lors de son sacre à domicile en 1998. Autre clin d'œil, les Bleus retrouveront le Danemark, qu'ils avaient affronté également il y a 20 ans. 

Si le premier tour devrait être une formalité pour les troupes de Didier Deschamps, la suite de la compétition s'annonce nettement plus compliquée. Les Bleus pourraient affronter en huitièmes de finale l'une des quatre équipes dans un groupe extrêmement homogène, la poule D, composée de l'Argentine, de la Croatie, de l'Islande et du Nigeria. Rien que ça.

Retrouvailles entre inexpérimentés

Le groupe où tout est possible. La poule H est la plus ouverte, avec la Pologne pour l'Europe, le Sénégal pour l'Afrique, la Colombie pour l'Afrique du Sud et le Japon pour l'Asie. C'est surtout la seule à ne compter ni un ancien champion du monde ni même un finaliste. Pour trouver trace d'une de ces équipes dans le dernier carré, il faut remonter à... 1982 ! La Pologne, à l'époque privée de son leader Zbigniew Boniek, avait terminé 3e du Mondial devant la France.


L'ultime groupe de ce premier tour va aussi permettre à plusieurs joueurs de l'AS Monaco, le défenseur polonais Kamil Glik, l'attaquant colombien Radamel Falcao et l'attaquant sénégalais Keita Baldé, de se retrouver sur les pelouses russes l'été prochain.

La malchance russe

La Russie aurait pu être mieux lotie. Plus mauvaise classée des 32 qualifiés, la 65e nation au classement Fifa a hérité de l'Uruguay, de l'Égypte et de l'Arabie Saoudite. Dans les faits, le tirage est tout à fait abordable pour les hommes de Stanislav Cherchesov. En effet, ils vont affronter l'équipe des Pharaons, qui participera à son premier Mondial après 28 ans d'absence, et la formation des Faucons, l'un des Petit Poucet de cette édition 2018.


Mais en cas de qualification, la suite ne devrait pas être partie de plaisir puisque les Russes vont vraisemblablement croiser en huitièmes l'Espagne ou le Portugal, respectivement sacrés championne du monde 2012 et champion d'Europe 2016.

Pas de vrai "groupe de la mort"

Un tirage au sort de phase finale n'est pas un bon tirage sans son groupe de la mort. Force est de reconnaître que, pour cette édition 2018 de la Coupe du monde, aucun des préposés au tirage des boules n'a finalement eu la main lourde avec les favoris au sacre final. Même si trois poules se dégagent, le groupe B avec l'Espagne et le Portugal, le D avec l'Argentine et la Croatie et le F avec l'Allemagne et la Suède, elles ne nous donnent pas les frissons auxquels nous nous étions habitués lors des précédents tirages. 


Lors du Mondial 2014 puisque trois nations figurant dans le Top 10 au classement Fifa, l'Angleterre, l'Italie et l'Uruguay, avaient été placées dans la poule D. Les Three Lions et la Squadra Azzura étaient restés sur le carreau, coiffés au poteau par le Costa Rica. 

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