Mondial en Russie : restaurants, chevaux… où nos Bleus placent-ils leur argent ?

Mondial en Russie : restaurants, chevaux… où nos Bleus placent-ils leur argent ?

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LCI

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BUSINESS – C'est LE sujet qui revient à chaque conversation de comptoir : les footballeurs gagnent trop pour courir derrière un ballon. L'argent, ce n’est effectivement pas ce qui manque aux joueurs. Mais conscients que leur carrière est courte, certains se projettent sur du long terme afin d’assurer leur train de vie après leur départ à la retraite (sportive). Tour d’horizon des investissements réalisés par nos Bleus.

Le sujet est tabou. Malgré les millions d'euros glanés par an, la banqueroute n’est jamais bien loin pour les footballeurs. Un pépin physique, une rupture de contrat... la carrière peut parfois réserver bien des surprises et le train de vie luxueux peut vite tourner à la catastrophe financière. "Très souvent, il y a beaucoup de gens qui oublient que leur sport n’est pas ad vitam eternam", nous explique Guillaume Lucchini, gestionnaire de patrimoines sportifs, à la tête de Scala Patrimoine. L'objectif pour ces sportifs est donc de "placer de l’argent à très court terme, pour avoir du cash de côté". En d'autres termes, être à l'abri du besoin. 


Et ça, nos Bleus l'ont bien compris. "Tous les joueurs de l'équipe de France" investissent leur argent, explique le reporter Dominique Sévérac, auteur de La face cachée des Bleus* (Ed. Mazarine) qui s'est intéressé de très près au sujet. "Quand on sait que le moins bien payé c'est (Alphonse) Aréola avec 350.000 euros par mois et ça monte jusqu'à 1,5 millions d'euro pour (Paul) Pogba (...) Il n'ont pas le temps de le dépenser en un mois", nous explique-t-il. Résultat, "ils mettent dans la pierre" - ils comptent pour la plupart "plusieurs maisons" - ou plus surprenant dans "les monuments nationaux" ou encore dans "les Ehpad", ces établissements d'hébergement pour personnes âgées . C'est le cas de certains joueurs qui jouent aujourd'hui sous les couleurs bleues acquiesce notre interlocuteur, sans pour autant qu'on puisse obtenir de noms. Un placement qui "rapporte un loyer", assurément.

"Le monde de l'argent n'entre pas à Clairefontaine"

Mais les joueurs savent aussi se faire plaisir en investissant dans des affaires "qui ne rapportent rien", assure Dominique Sévérac : les montres, les fringues et les voitures étant les principaux pêchés mignons. Des grandes marques et des grosses cylindrées à des prix stratosphériques. 


Pour l'avoir vu de ses propres yeux, le journaliste nous raconte comment, par exemple, plusieurs concessionnaires d'une luxueuse marque allemande de voitures, "viennent draguer" les joueurs sur leur lieu de travail. C'est le cas au PSG, nous précise-t-il. Ces vendeurs proposent aux joueurs de rouler dans l'un de leurs bolides, en échange d'une remise allant jusqu'à 50% du prix. Une publicité assurée pour la marque. Pour autant, ce qu'il se passe en club reste en club. "Le monde de l’argent n’entre pas à Clairefontaine" pour la simple et bonne raison que "les sponsors n’ont pas le droit de venir" sur le domaine de l'équipe de France, au risque de s'attirer les polémiques de l'opinion publique. 

Restaurant, chevaux de courses et prêt-à-porter

Avec plus ou moins de discrétion, les hommes de Didier Deschamps ont endossé la casquette d'entrepreneur, à temps perdu. Parce que notre curiosité nous pousse à le faire, nous avons – autant que possible – listé les investissements extra-sportifs des tricolores...


La toque d’or pour Adil Rami : l’ex-défenseur du LOSC a ouvert un restaurant au cœur de Lille, Le Bar à Pâtes. "Les gens ont su m’adopter comme je l’espérais. C’est pour cette raison que j’ai d’ailleurs tenu à ouvrir un restaurant dans cette agglomération", s'était expliqué le principal intéressé.


Laurent Koscielny, dans le rôle de repreneur : Le bling-bling ne l'intéresse pas et il a su le démontrer. Le défenseur Laurent Koscielny n’a pas hésité à investir dans le capital de la fabrique d’accordéons Maugein à Tulle, la dernière en France, afin d’en assurer la survie. Un geste symbolique qui a permis aux vingt salariés de l’entreprise de conserver leur emploi.


Djibril Sidibé, le foot, le foot, le foot : le défenseur évolue actuellement à Lille, mais il a choisi Troyes, sa ville d'origine, pour ouvrir son propre complexe indoor, S3.


Blaise Matuidi, le business 2.0 : il est l’un des cadres de cette équipe. Son dernier coup de génie, il l'a prouvé avec le lancement d’un smartphone à son nom, développé en collaboration avec la marque française Danew.


Paul Pogba, une affaire de style : Le milieu de Manchester United a lancé plusieurs collections capsules Paul Pogba, en collaboration avec le géant Adidas. Une évidence quand on connaît le personnage.


Antoine Griezmann, au triple galop : le dada de l'attaquant vedette de l'Atlético Madrid, c'est l'univers hippique. Ce dernier a investi dans plusieurs chevaux de courses. Sa "team" compte un galopeur, Tornibush, et trois trotteurs, Fleirel Védaquais, Fripouille et Glenn Miller. Un investissement gagnant : Antoine Griezmann compte (déjà) un succès à son palmarès.


Mbappé, l'attaquant aux plusieurs casquettes : son avenir footballistique est prometteur, ses affaires aussi. Le Parisien s'apprête à lancer avant le coup d'envoi du Mondial sa propre collection de... casquettes à son nom. Une communication menée de main de maître : le joueur s'est servi de son site internet pour attiser la convoitise de ses fans.

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