Deschamps et Löw veulent oublier les anciens France-Allemagne

Deschamps et Löw veulent oublier les anciens France-Allemagne

COUPE DU MONDE 2014 - Le quart de finale qui opposera l'équipe de France à l'Allemagne vendredi s'inscrira, quoi qu'il arrive, dans la lignée de leurs grands affrontements passés. Même si les deux sélectionneurs, Didier Deschamps et Joachim Löw, estiment qu'il est devenu complètement inutile d'en parler aux joueurs.

Un France-Allemagne n'a jamais rien d'anodin. Prononcer le nom de ces deux pays à la suite, c'est déjà convoquer de larges pans de l'histoire du football. C'est se remémorer des affrontements légendaires en Coupe du monde. Une rivalité historique qui traîne derrière elle son lot de mythes, au premier rang desquels, évidemment, la demi-finale du Mondial 1982, lorsque les Bleus avaient mené 3-1 en prolongation avant de perdre Battiston sur un attentat (non sanctionné) du gardien Schumacher puis de s'incliner aux tirs au but. En cela, les retrouvailles entre les deux équipes, vendredi en quarts de finale au stade Maracana de Rio de Janeiro, dégage forcément une odeur très singulière. Celle des très grands matches.

On a beaucoup dit que l'Allemagne avait radicalement changé depuis 2006. Après des décennies de matches gagnés froidement 1-0 à la puissance physique, les joueurs de la Mannschaft se seraient transformés en perdants magnifiques. Ceux qui jouent le mieux mais finissent toujours par craquer au moment fatidique, le plus souvent en demi-finales (2006 et 2010, Euro 2012). Exactement comme les Bleus de Michel Platini dans les années 1980, défaits deux fois à ce même stade de la compétition... par les Allemands. Pourtant, dans cette Coupe du monde, à l'exception notable du premier match face au Portugal (4-0) , les hommes de Joachim Löw s'en sont toujours sortis à l'arraché, jusque lors de leur 8e de finale contre l'Algérie (2-1 a.p) lundi soir .

Deschamps : "Quand t'es pas né, t’es pas né !"

"Le match France-Allemagne a toujours été un classique, un match dramatique et à suspense, a déclaré le sélectionneur dans la foulée de cette dernière qualification. La France, après 2010 et 2012, s'est magnifiquement développée sous Deschamps, elle est forte dans le combat, et le milieu et la défense ont les qualités de leur coach, bien organisés et combatifs. Devant, avec Benzema et Giroud, ils ont aussi de bons joueurs. Le match de 1982 ne joue aucun rôle dans nos discussions. Les joueurs ne veulent même pas en parler. Récemment, on a rencontré la France, on a joué à Paris en 2013 et à Brême un an avant. Voilà des matches qui peuvent jouer un rôle dans l'analyse."

Même son de cloche du côté de Didier Deschamps, ce mardi en conférence de presse : "La plupart de mes joueurs n’étaient pas nés en 1982. Je vais leur parler de quoi ? Quand t'es pas né, t’es pas né ! Si je leur parle de 2006, OK. Certes, il y a des vidéos d’archive, c’est vrai, mais les vidéos, on les utilise pour autre chose. Il faut vivre avec son temps. Ça fait partie de l’histoire mais on ne va pas faire les vieux combattants. Cela n'aurait aucun intérêt. Ce qui est important, c’est vendredi." La motivation viendra d'elle-même, avec l'enjeu du match et le prestige de l'adversaire.

Le sélectionneur aura toutefois beau ne pas en parler, cela n'empêchera pas les gens d'y repenser. Il en a bien conscience. "C’est bien, ça va remettre les anciens à l’honneur, a-t-il finalement bien voulu concéder. Moi, j’étais né, j’avais 14 ans. C’est vraiment là que j’ai commencé à avoir des souvenirs de l’équipe de France. C'était le premier. Le dénouement a été cruel et, forcément, on en parle encore aujourd’hui. Même si c’était négatif à la fin, ça a marqué l’esprit des gens et l’histoire du foot français. C'était de la tristesse mais aussi un grand moment d'émotion. Sans doute l'un des plus grands. Mais on ne peut pas parler de revanche." Qui, au fait, a parlé de revanche ?

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