Équipe de France : emballons-nous, mais pas trop

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MONDIAL 2014 - Oscillant entre la satisfaction et la prudence, Didier Deschamps a tout fait pour ne pas céder à l'euphorie après la belle prestation des Bleus face aux Pays-Bas mercredi soir. Alors, démarche sincère ou simple posture ? Les deux deux mon capitaine !

A-t-on enfin le droit de s'emballer ? La question a été posée à Didier Deschamps mercredi soir, dans la foulée de la victoire convaincante (2-0) des Bleus face aux Pays-Bas . "Emballez-vous, mais pas trop", a esquivé le sélectionneur dans un grand sourire. Mais est-ce qu'on peut vraiment ?

Non
Car il ne s'agit que d'un match amical du mois de mars, à un moment de la saison où les joueurs sont bien plus concernés par leur club. Surtout, cette rencontre n'avait vocation qu'à préparer l'échéance du Mondial. Aucune véritable pression immédiate ne pesait donc sur les acteurs. "La 2e mi-temps a été calme, sans grosse difficulté, notait ainsi Didier Deschamps. On s'est contenté de gérer notre avantage. Et puis il y a eu beaucoup de changements (six côté français, ndlr)." Du coup, tout le monde s'est comporté comme si le match était déjà terminé. Dans ce contexte, difficile de voir dans ce résultat positif l'ouverture de nouvelles perspectives. Ce qu'a admis le sélectionneur lui-même : "Cela ne nous fera pas passer du statut d'outsider à celui de favori de la Coupe du monde."

Oui
Parce qu'en dépit des apparences, ce match offrait toutes les caractéristiques d'un affrontement de très haut niveau. Certes, les Bleus ont marqué deux fois en dix minutes, ce qui a vite assommé l'adversaire, mais peut-on le leur reprocher ? "On a passé un test face à un grand pays de football, a tenu à souligner Louis van Gaal, sélectionneur de Pays-Bas restés invaincus depuis août 2012, avec une équipe aussi inexpérimentée que celle de mercredi soir. Après le premier but, on s'est mis à perdre trop de ballons au milieu. On ne pourra pas se le permettre en Coupe du monde, où il faudra rester concentré de bout en bout." Pour le coach mythique du grand Ajax des années 1990, remporter ce match exigeait donc la même application que durant un Mondial. Face aux vice-champions du monde en titre, les Bleus, eux, y sont parvenus. En prendre conscience, c'est déjà s'emballer.

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