L'Iran, une sélection sous haute surveillance

L'Iran, une sélection sous haute surveillance

MONDIAL 2014 - Qualifiés pour la quatrième phase finale de leur histoire, les Iraniens sont arrivés au Brésil avec l'ambition d'enfin sortir d'une phase de poules. Opposés lundi soir au Nigeria (21 heures), les hommes de Carlos Queiroz ont préparé leur Coupe du monde dans une atmosphère très particulière.

Dans un pays aux libertés étroitement encadrées, la fête, même celle du football, n’est pas vue d’un bon œil. Et si Hassan Rohani, le président de la République islamique d’Iran élu quatre jours après la qualification de l’équipe nationale pour le Mondial, s’est fendu d’un tweet de félicitations le 18 juin 2013, c’était surtout pour se mettre dans la poche la centaine de milliers de supporters qui avait envahi les rues de Téhéran.

Mais depuis, l’ambiance s’est sérieusement refroidie et les scènes de liesse soigneusement évitées : le régime interdisant toute publicité autour de la Coupe du monde, la retransmission des matches dans les cafés et même les drapeaux iraniens aux fenêtres des habitations. Une chape de plomb à laquelle le sélectionneur portugais de la Melli, Carlos Queiroz (photo), n’est pas habitué.

L'ambassade iranienne au Brésil garde un œil sur le comportement des joueurs

Lui qui est entre autres passé par Manchester United, le Real Madrid ou la sélection lusitanienne. Souvent, d’ailleurs, il s’accroche avec sa Fédération. La soupçonnant de s’être allègrement servie dans le million d’euros touché par l’Iran à l'occasion sa qualification à la quatrième participation Coupe du monde de son histoire (1978, 1998, 2006 et 2014).

Au Brésil, il sait qu’en plus de voir ses joueurs s’entraîner avec des maillots qui rétrécissent au lavage, le personnel de l’ambassade iranienne est chargé de surveiller leur comportement dans ce pays aux tentations multiples. Vraiment pas les conditions idéales pour préparer un premier match face au Nigeria lundi soir (21 heures) et  espérer sortir d’un groupe F très relevé (Argentine, Bosnie et Nigeria). Pourtant Ashkan Dejagah, la star de l’équipe qui évolue à Fulham FC, estime que ses coéquipiers peuvent "créer la surprise".

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