Morgan Schneiderlin : "J'espère que je n'ai pas déçu Didier Deschamps"

Morgan Schneiderlin : "J'espère que je n'ai pas déçu Didier Deschamps"

INTERVIEW - Il est déjà rare de voir un joueur passer plus d'une demi-heure en zone mixte pour répondre à absolument toutes les questions qui lui sont adressées. Mais alors s'agissant d'un jeune homme de 24 ans venant tout juste de connaître les honneurs d'une première sélection en équipe de France en pleine Coupe du monde au stade Maracana, pensez donc.

Alors, cette première sélection en pleine Coupe du monde ?
C'est un rêve qui se réalise pour moi. Jouer au Maracana, c'est juste incroyable. J'ai tout fait pour me concentrer sur mon match en dépit de ce contexte. Cela faisait un mois et dix jours que je n'avais plus goûté à la compétition. Il a fallu que je me remette dans le bain pour retrouver les bases. Je crois y être parvenu, même si une de mes pertes de balle à la fin aurait pu coûter cher. J'ai encore des choses à améliorer pour devenir encore meilleur à l'avenir.

À quel moment avez-vous su que vous débuteriez ce match ?
Deux jours avant, le coach a fait une petite opposition et en voyant avec qui j'étais aligné, j'ai compris que j'avais de bonnes chances. Surtout qu'il en a profité pour me donner quelques conseils. Mais la certitude de jouer, je ne l'ai eu que le matin de la rencontre. Je tiens vraiment à remercier le coach parce que c'est lui qui m'a donné cette opportunité. Il a pris ses responsabilités : ce n'est jamais facile de lancer quelqu'un qui n'a aucune sélection en pleine Coupe du monde. J'espère que je ne l'ai pas déçu. J'ai donné mon maximum. Et je veux encore progresser à tous les niveaux.

Quel était votre rôle exact ?
Protéger ma charnière centrale et être là sur les deuxièmes ballons. En revanche, on pensait que l'Équateur jouerait avec deux attaquants mais ils ont finalement évolué avec un numéro 10 qui, au départ, a tout fait pour couper nos relances au milieu. Au fur et à mesure, ils se sont mis à évoluer plus bas mais, au départ, il a fallu que je prenne mon mal en patience pour entrer dans ce match.

Et ensuite ?
J'y suis allé petit à petit, même s'il ne fallait pas tergiverser. Mais, sur la fin, la fatigue a commencé à peser, ce qui a provoqué la perte de balle dont je parlais. Un match de Coupe du monde, c'est beaucoup de courses et d'impact physique. Ça se joue au mental. On sait pour quel maillot on se bat.

Qu'avez-vous ressenti durant cette Marseillaise au Maracana ?
Je me suis rendu compte que je suis un privilégié. J’ai pensé à toute ma famille, à tous mes amis. À tous ces moments que j’ai parcourus pour en arriver là. C’est juste fantastique. Aujourd’hui, je suis comblé de bonheur. Maintenant, je vais essayer d’enlever toutes ces étoiles qui tournent autour de ma tête et me concentrer encore parce qu'il reste des échéances. Je dois corriger ces petites erreurs que j'ai faites. C'est le plus important. Je veux revivre de tels moments. C'est juste un début.

Quelles ambitions maintenant que cette phase de poules est terminée ?
Une nouvelle compétition commence. Il faudra jouer chaque match comme une finale et voir où ça nous mène. On a près de nous un homme très bien placé pour nous expliquer comment les Bleus avaient fait pour aller au bout en 1998. Moi, je me souviens des matches couperet contre le Paraguay ou la Croatie. Ils s'étaient joués à des petits détails. On sait que la même chose nous attend peut-être. Mais on a les qualités pour retrouver notre efficacité.

En attendant, vous allez passer du temps avec votre famille...
Oui, ça va faire du bien, physiquement et psychologiquement. En être éloigné pendant plus d'un mois, c'est très dur pour n'importe qui, y compris pour eux. Là, c'est idéal pour se ressourcer.

Est-ce que vous vous sentez désormais comme un joueur à part entière de l'équipe de France ?
Évidemment. C'était déjà le cas avant que je joue, à force de vivre avec eux au quotidien. Mais maintenant encore plus, oui.

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