Pas rancunier, le Brésil est passé sous pavillon allemand avant la finale

Pas rancunier, le Brésil est passé sous pavillon allemand avant la finale

MONDIAL 2014 - Peu importe si ce sont les Allemands qui ont éparpillé leur Seleçao façon puzzle en demi-finale. A l'heure de la finale dimanche à 21 heures, les coeurs des Brésiliens battent pour ceux qui ont été leurs bourreaux et surtout pas pour l'ennemi héréditaire argentin. Reportage.

Pas rancuniers malgré la rouste historique infligée en demi-finale de la Coupe du monde (7-1) , les Cariocas (les habitants de Rio) sont passés sous pavillon allemand. Le drapeau brandi par Marcelo Henrique n'a plus de brésilien que le globe et la bannière qui le coupe en deux. Les couleurs auriverdes, elles, ont été remplacées par celles de la Mannschaft. Et en lieu et place du fameux "Ordem e Progresso" : la mention "Deustchland", histoire qu'il n'y ait pas d'ambiguité sur l'équipe que supportent désormais les supporters brésiliens. Car Marcelo Henrique, qui s'est improvisé homme d'affaire, connaît trop bien ses compatriotes pour savoir que, jamais, ils n'encourageront l'Argentine, malgré le fait que l'Albiceleste soit la dernière représente de l'Amérique du Sud. 

"Avec un ami, on a emprunté de quoi produire 8.000 drapeaux. Jusqu'à hier, je les vendais 20 réales (soit  presque 7 euros). Mais depuis samedi, je suis descendu à 15 (5 euros) pour épuiser mon stock. On a tout vendu", se félicite Marcelo, tout en vendant quelques bannières à deux passants brésiliens. Un des deux clients justifie son achat : "J'ai des ancêtres allemands. Mais il n'y a a pas que ça, je tiens aussi à ce que l'Argentine perde."

L'Argentine, le meilleur ennemi du Brésil

Vestiges de la rivalité née après la guerre, quand l’Argentine boycottait la Coupe du monde organisé au Brésil en 1950, estimant qu’elle leur revenait. L'apogée de cette haine intervient en 1990, avec le coup de poignard asséné par Diego Maradona et Claudio Canniggia et l'épisode de la bouteille d'eau empoisonnée.  

Plus d'une décennie plus tard, le pays-hôte de ce 20e Mondial n'est pas prêt d'oublier. Et Marcelo a fleuré la bonne affaire. Avec ses drapeaux germano-brésiliens commercialisés par sa petite entreprise éphémère, il espère récolter environ 120.000 de réales (40.000 euros).

Podolski joue aussi la carte Flamengo

Il a eu plus de chance que les vendeurs de T-shirt au Brésil, qui ces jours-ci bradent à moitié prix les replicas du maillot de Neymar. Lucas Podolski aussi surfe sur cet engouement, avec un avantage non-négligeable : le milieu offensif de la Mannschaft a posté sur son compte Instagram une photo du maillot allemand à côté de celui du Flamengo, exhortant les fans brésiliens à encourager son équipe nationale puisqu'elle porte les mêmes couleurs que le club de Rio .  

Bien que l'Allemagne soit favorite, les Cariocas ont toutefois une raison de se réjouir de la présence de l'Argentine en finale. La préfecture de Rio de Janeiro prévoit l'arrivée massive de hordes de supporters de l'Albiceleste, on parle de 100.000, prêtes à dépenser près de 73 millions d'euros d'ici à la finale, dimanche soir.

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