Pour Deschamps, les Bleus ont "encore beaucoup de choses à améliorer"

Pour Deschamps, les Bleus ont "encore beaucoup de choses à améliorer"

ÉQUIPE DE FRANCE - C'est ce qui caractérise les grands entraîneurs : les conférences de presse sont l'occasion pour eux de transmettre des messages à leurs joueurs plutôt qu'aux journalistes. Didier Deschamps est bien de cette trempe-là. On l'a vu ce samedi au théâtre Pedro II, où le sélectionneur, aussi serein et taquin qu'à son habitude, est revenu sur la large victoire (5-2) des Bleus contre la Suisse. Morceaux choisis.

Sur le nouveau statut de favori de l'équipe de France
"L'essentiel, c'est qu'en interne, on en reste à la satisfaction du devoir accompli, en toute humilité. Personnellement, je me sens très bien mais je n'oublie pas qu'il nous reste des choses à faire. Je prendrai garde à ce que, dans le groupe, on ne bascule pas dans cette euphorie. Mais les joueurs sont assez lucides et humbles. Je n'ai pas eu besoin d'intervenir. Je leur parle mais pas besoin d'en rajouter. Tout est important, y compris les moments de liberté entre eux. Il n'y a pas eu une séance où j'en ai vu un traîner des pieds. Je reste vigilant mais, en vérité, si j'interviens, c'est déjà trop tard pour eux. C'est très agréable de travailler dans ces conditions. Surtout pour eux. Ça leur appartient."

Sur l'étonnement des joueurs après leur énorme prestation
"J'ai été surpris aussi. On se prépare toujours du mieux possible mais, même dans mes rêves les plus fous, je ne pouvais pas imaginer qu'on mènerait 5-0 contre la Suisse au bout d'une heure de jeu. Les joueurs ont pris du plaisir parce qu'ils ont une idée de jeu commune. C'est leur mérite. Avant la rencontre, j'avais dit aux joueurs qu'on ne gagnerait pas tous nos matches 3-0. J'aurais mieux fait de me taire. Mais il faut encore s'attendre à souffrir."

Sur les deux premiers quarts d'heure compliqués contre le Honduras et la Suisse
"Nos débuts de match timides s'expliquent par l'adrénaline qu'on ressent à ce moment-là. Les joueurs sont partagés entre l'envie de bien faire et la peur de prendre trop de risques. L'objectif, c'est toujours de bien démarrer mais c'est une sorte de prise de température. C'est humain. Surtout quand l'adversaire décide de venir nous chercher d'entrée."

Sur les deux buts suisses encaissés en fin de match
"Il y a eu beaucoup de positif mais on n'est pas parfaits. Ils étaient évitables, ils viennent d'erreurs de notre part. Je savais, de toute façon, qu'on avait encore beaucoup de choses à améliorer."

Sur son propre plaisir durant le match
"En tant que coach, on profite des belles actions, même si c'est éphémère. On a un match tous les cinq jours, on doit vite passer à autre chose. Mais, quand on marque, c'est un véritable bonheur. Voir les joueurs faire les efforts ensemble aussi. Quand ils parviennent à réaliser en match, face à un adversaire de haut niveau, ce qu'ils accomplissent aux entraînements, on ressent d'autant plus de satisfaction que ça leur montre qu'ils en sont capables."

Sur l'allant offensif des Bleus
"Tous nos matches ont été d'une grande intensité. Ça va d'un but à l'autre en se projetant très vite. C'est la réalité de la rencontre qui veut ça. Vendredi, la Suisse a délibérément laissé des espaces. Quand tu as dix mecs derrière le ballon, c'est beaucoup plus compliqué, ça demande une maîtrise technique comme celle de l'Espagne des dernières années, mais aucune équipe, dans cette Coupe du monde, ne se préoccupe que d'être 'bien en place'. Ça donne du spectacle et beaucoup de buts. Et ça ne me dérangeait vraiment pas que la Suisse vienne nous chercher. Nous avons aussi une idée de jeu offensive. Les milieux vont d'une surface à l'autre, les latéraux montent : c'est un ensemble qui permet aux attaquants d'être efficaces. Quand les milieux voient leurs attaquants faire des efforts pour qu'on reste compact, ça leur donne envie de leur mettre de bons ballons. Et, à force, ça devient vite contagieux."

Sur la gestion de la condition physique
"On ne peut pas se préparer pour monter en puissance en vue de la fin du tournoi. Ce n'est pas vrai. Au 3e match, vous pouvez rentrer à la maison... Aujourd'hui, nous sommes vraiment bien sur le plan athlétique. La fraîcheur physique est un facteur important. Le fait d'avoir cinq jours entre deux matches permet de bien récupérer."

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