Romario évoque une "situation effrayante" pour la Coupe du monde

Romario évoque une "situation effrayante" pour la Coupe du monde

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FOOTBALL - L'ancien attaquant du Brésil et du Barça, aujourd'hui député, tire la sonnette d'alarme à trois mois de l'ouverture du Mondial. Pour Romario, certains stade ne seront jamais prêts à temps et surtout, l'investissement est trop lourd pour son pays.

Il a toujours frappé là où ça fait mal. Buteur redoutable du temps où il faisait chavirer le Camp Nou ou remportait la Coupe du monde avec la Seleçao en 1994, Romario n'a rien perdu de la précision de ses attaques. Désormais député socialiste au Brésil, l'ancien joueur, aujourd'hui âgé de 48 ans, n'hésite pas à critiquer la tenue du Mondial en juillet prochain dans son pays.

Trop chère et mal pensée, pour Romario, la compétition va être "catastrophique". Selon lui, le tournoi n'a pas été fait pour le peuple brésilien comme il l'a fait savoir lors de la Commission de l'éducation, de la culture et des sports du Sénat fédéral. "Le coût d'un billet pour assister aux matches est presque le double au Brésil qu'en Afrique du Sud ou en Allemagne. C'est une honte", a notamment déploré le meilleur buteur de la Liga en 1994."

Des fuites et pas d'Internet dans le stade de Brasilia

Plus grave, Romario soupçonne même un détournement des fonds publics normalement destinés aux travaux : "La qualité des travaux dans les stades est très mauvaise.
Le Mane Garrincha, à Brasilia, qui a tout de même coûté 456 millions d'euros, est plein de fuites, n'offre pas de réseau Internet et n'est même pas pourvu d'un système d'air conditionné dans les vestiaires."

Autant de problèmes qui annoncent un Mondial raté, toujours d'après l'ancien Barcelonais qui juge la "situation effrayante". D'autant que les touristes semblent, paradoxalement, bouder le pays. "Sur les 42 projets de transports urbains qui étaient prévus, seuls 11 ont vu le jour, poursuit Romario. Ça ne donne pas envie aux gens de venir. D'ailleurs, le nombre de réservations d'hôtel pour cet été est inférieur à celles des trois dernières années." 


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