Séance de rattrapage : la saison du Péruvien Jefferson Farfan avant la Coupe du monde 2018

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ANNALES – La Coupe du monde 2018 est là et, avec elle, son cortège de stars. D’autres joueurs ont, en revanche, pu échapper à vos radars ces derniers mois. Comme le Péruvien Jefferson Farfan.

Jefferson Farfan a beau avoir 33 ans et être le vétéran de la sélection péruvienne au Mondial, il n’était pas né la dernière fois que son équipe nationale a participé à une Coupe du monde, en 1982. Ce qui explique l’effervescence régnant actuellement au Pérou. Lequel est allé chercher sa qualification au moyen d’un jeu collectif léché où les individus s’effacent presque complètement au profit de la fluidité de la circulation du ballon. Le cas Farfan est toutefois suffisamment particulier pour qu’on se penche dessus.

Pourquoi lui ?

Parce qu’il reste une figure de la mythologie du football français, par son rôle actif, en tant qu’attaquant du PSV Eindhoven, dans l’élimination cruelle (aux tirs au but) de l’Olympique lyonnais en quart de finale de la Ligue des champions 2005, l'année où les Lyonnais avaient bon espoir d’aller au bout. Surtout, Farfan faisait partie des fameux 4 Fantásticos péruviens, avec Claudio Pizarro, Paolo Guerrero et Juan Manuel Vargas, qui flambaient alors en Europe. Et dont il est le dernier représentant en sélection pour ce Mondial.

Et depuis ?

Après le PSV, Farfan devient un cadre de Schalke 04, contribuant grandement à la deuxième place de la Bundesliga décrochée par le club en 2009-2010 et à la place de demi-finaliste de la Ligue des champions en 2011. En 2015, il s’engage avec le club émirati d’Al-Jazira, avant de mettre, en octobre 2016, un terme à son contrat… Et, croit-on, à sa carrière. Ce n’est que fin janvier 2017 qu’il retrouve une équipe, le Lokomotiv Moscou, où il officie encore aujourd’hui, inscrivant 15 buts en 40 matchs sous le maillot du club russe.

Il reprend du service en sélection en novembre 2017, rappelé en urgence pour transmettre sa précieuse expérience à ses partenaires à l’occasion du barrage, qualificatif pour cette Coupe du monde, face à la Nouvelle-Zélande… Et marque le but du 1-0, qui envoie le Pérou en Russie, c’est-à-dire au 7e ciel. "Je me suis tellement préparé pour ce match que mon rêve est intact, a confié le héros, après coup. C'est pour tout le peuple péruvien, qui a beaucoup souffert pendant de nombreuses années. Maintenant, le meilleur est à venir."

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Coupe du monde de football 2018 en Russie

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