Séance de rattrapage : la saison du Portugais Bernardo Silva avant la Coupe du monde 2018

LCI

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ANNALES – La Coupe du monde 2018 est là et, avec elle, son cortège de stars. D’autres joueurs ont, en revanche, pu échapper à vos radars ces derniers mois. Comme le Portugais Bernardo Silva. Séance de révision.

Il y a plusieurs sélections dont l’essentiel du groupe doit vivre dans l’ombre d’un géant. Même un grand pays de football comme le Portugal se trouve dans ce cas, avec un Cristiano Ronaldo focalisant toute l’attention et, ainsi, faisant à lui seul l’actualité de son équipe nationale. Un phénomène, en outre, grossi par l’effet loupe propre à une Coupe du monde. La Selecção a pourtant d’autres arguments à faire valoir. Parmi lesquels Bernardo Silva. 

Pourquoi lui ?

Parce que le grand public français l’a suivi de très près, quand il époustouflait toute la Ligue 1 sous le maillot de l’AS Monaco. Pour mémoire, le joyau avait débarqué sur le Rocher en 2014, prêté par Benfica, qui n’avait pas daigné lui donner un temps de jeu digne de ce nom. L’ASM s’en est frotté les mains : au bout de trois saisons magnifiques, conclues par un titre de champion de France et une demi-finale de Ligue des champions, Bernardo Silva, initialement acheté 15 millions d’euros, a rallié Manchester City contre 50 millions (plus 20 millions de bonus) l’été dernier.

Et depuis ?

Depuis, cette tête d’affiche de la Ligue 1 s’est quelque peu noyée dans l’effectif de stars du club anglais, cornaqué par l’entraîneur Pep Guardiola, qui accapare lui aussi une bonne partie de l’attention. Et le Portugais, s’il a disputé 52 matchs (pour 9 buts) toutes compétitions confondues, s’est souvent retrouvé sur le banc lors des grands rendez-vous. 

Quand Bernardo ne joue pas beaucoup, vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point il est important dans le vestiaire.Pep Guardiola

Ce qui a poussé son coach à le couvrir de louanges pour compenser : "Quand il joue, il est au top. Il est jeune (23 ans, ndlr), mais c’est un membre important du vestiaire. Je ne l’ai jamais vu triste, pas une seule fois. Il est toujours de bonne humeur et vous ne pouvez pas savoir à quel point c’est important. Quand il ne joue pas beaucoup, vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point il est important dans le vestiaire, il est toujours dans le ton. "

En sélection, l’élégant gaucher est, en revanche, devenu un titulaire indiscutable depuis la dernière Coupe des Confédérations (juin 2017), où il a particulièrement brillé. Celui que l’on surnommait "Messisinho" lorsqu’il flambait chez les jeunes avait, du reste, manqué l’Euro 2016 (remporté par le Portugal) en raison d’une blessure à une cuisse, et arrive donc en Russie  avec l’appétit d’un mort de faim.

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