Coupe du monde 2018 : Paolo Guerrero, gare au guerrier !

LCI

à lire et à regarder sur

REVENANT - Autorisé à disputer la Coupe du monde, après que sa suspension pour dopage a été provisoirement levée, Paolo Guerrero n'a pas débuté le match contre le Danemark, le 16 juin. Mais le "Prédateur", qui a signé son come-back d'un doublé, va pouvoir affronter la France le 21 juin prochain. Attention à lui, les Bleus !

Tout le Pérou s'est remis à y croire d'un coup. Après de très nombreux rebondissements, la suspension de Paolo Guerrero a été provisoirement levée par le Tribunal fédéral suisse le 31 mai dernier. Suspendu 14 mois pour un contrôle positif à la benzoylecgonine, le principal métabolite de la cocaïne, détectée le 5 octobre 2017 après un match de qualifications face à l'Argentine, l'emblème des Incas avait vu son rêve de jouer un Mondial brisé en mille morceaux. 


Au terme d'un long combat, l'âme de la sélection andine a finalement été autorisée à rejoindre l'équipe, décision qu'il a fêtée par un doublé contre l'Arabie saoudite (3-0) ce dimanche 3 juin. 

Mais, sur le chemin de l'expiation, rien (ou presque) ne lui a été épargné. Paolo Guerrero s'est battu pour revenir d'entre les morts. Dès le début, le "Prédateur" a plaidé que la substance en question n'était pas de la drogue mais des résidus de feuilles de coca qui se trouvaient dans sa tasse de thé. Malgré ces explications, la Fifa l'a suspendu un an avant de réduire la sanction à six mois. La star du Pérou, aujourd'hui âgée de 34 ans,  qui pouvait alors espérer un retour à temps sur les terrains, a toutefois fait appel, réclamant une annulation pure et simple pour laver l'affront. L'Agence mondiale antidopage (AMA) a, elle, milité pour que la durée soit rétablie. Mais, à la surprise générale, le Tribunal arbitral du sport (TAS), a tapé du poing sur la table avec une peine alourdie à 14 mois, tout en reconnaissant que le produit incriminé n'avait pas servi à améliorer la performance de l'ancien attaquant du Bayern Munich (2003-2006).

Tout le monde voulait le voir en Russie

Au Pérou, le sort de Paolo Guerrero s'est alors mué en cause nationale, avec une immense marche rouge et blanche organisée à Lima le 20 mai dernier pour soutenir le capitaine déchu. Au terme d'une mobilisation sans précédent, lors de laquelle même les capitaines des adversaires de la Blanquirroja dans le groupe C ont apporté leur aide (inattendue) pour que la star de Flamengo soit "autorisée à conduire sa nation et à célébrer ce qui sera un des plus beaux moments de sa carrière", l'heureux verdict est tombé. L'icône péruvienne guidera bien sa sélection en Russie, après 36 ans d'absence en Coupe du monde.  

À peine a-t-il rejoint ses coéquipiers, à Saint-Galles en Suisse, que le natif de Chorrillos, un quartier côtier au sud de Lima, a célébré sa première titularisation en huit mois après ses déboires extra-sportifs, à la veille de la liste dont on sait depuis qu'il fait officiellement partie. On l'avait quitté, en octobre dernier, envoyant le Pérou en barrages contre la Nouvelle-Zélande grâce à une égalisation arrachée sur coup franc contre la Colombie (1-1). 


[RETROUVEZ toutes les infos sur la Coupe du monde 2018 ici


Pour son retour, Guerrero a frappé fort. Très fort. Le meilleur buteur du Pérou (35 buts en 88 sélections depuis 2004) a confirmé qu'il n'avait rien perdu de sa grinta et de son sens du but en s'offrant un doublé digne d'un renard des surfaces. Bourré d'orgueil et de charisme, l'attaquant de 80 kilos et 1m84 a fait peser sa densité physique sur des Saoudiens dépassés dans le jeu. S'il n'a pas débuté le premier match du Mondial contre le Danemark (0-1), samedi 16 juin, les Bleus de Didier Deschamps devront le surveiller de près le 21 juin, à Ekaterinbourg.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Coupe du monde de football 2018 en Russie

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter