3 bonnes raisons de regarder "De l’autre côté du mur" sur Arte

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FICTION - Parce qu’il y a toujours quelque chose à regarder à la télévision, "La Médiasphère" a sélectionné pour vous le programme du jour. Aujourd'hui, " De l’autre côté du mur " à 20 h 55 sur Arte.

Qui a dit que le cinéma allemand se résumait à La vie des autres ou Goodbye Lénine ? Arte diffuse ce mercredi soir De l'Autre côté du mur, un drame poignant réalisé par Christian Schwochow et qui mérite le détour. 

  • 1Parce que la RDA inspire toujours de bons films

    L’Allemagne de l’Est, c’est presque 30 ans d’un régime répressif sévère, de frontières fermées et de paranoïa : autant de thèmes inquiétants qui ont fait la joie des scénaristes allemands. "La vie des autres" et "Goodbye Lénine" ont été de grands succès publics et critiques, tandis que deux autres films plus discrets ont raflé bon nombre de récompenses en festivals : "Barbara", et "De l’autre côté du mur". Cette adaptation d’un roman de Julia Franck, auquel on peut préférer son titre original ("Westen"), aborde lui aussi avec finesse et suspense l’absurdité de ce système politique, encore plus lorsqu’il déborde sur une zone a priori libre, Berlin-Ouest.
  • 2Parce que cette histoire-là ne montre pas l’Ouest comme la fin des maux

    D’habitude, un film sur la RDA montre des habitants opprimés qui tentent de passer à l’ouest, au péril de leur vie. "De l’autre côté du mur" montre dès le début Nelly Senff, une jeune veuve, réussir sa fuite avec son fils Alexeï. Accueillis dans un foyer de transit, ils sont d’abord tout heureux de pouvoir imaginer leur nouvelle vie dans un pays libre. Sauf que la CIA soupçonne vite cette jolie chimiste d’être une espionne, d’autant plus que son mari, soviétique, est mort à Moscou sans qu’elle ait pu assister à l’enterrement. Surdiplômée, Nelly ne trouve pas de travail. Et les interrogatoires des agents de la CIA lui rappellent un peu trop ceux de la Stasi…
  • 3Parce que ses deux acteurs principaux illuminent la grisaille ambiante

    Dans un univers de béton, de néons et de formica, cette mère courage et son fiston mutin projettent un peu de lumière, en mettant très vite le téléspectateur dans leur poche. Jördis Triebel, qui joue Nelly, a été couronnée de nombreux prix pour sa performance, qui passe par tous les prismes qu’ont dû connaître les protagonistes de cette histoire très réaliste : la hâte, l’inquiétude, la méfiance croissante, la colère du désespoir. Tristan Göbel, alias Alexeï, n’est pas en reste, offrant son regard d’enfant à des problèmes politiques qui ne sont pas de son âge, mais qui s’imposent à lui. Un film rare, qui réussit à allier pudeur et suspense, sur une période sombre de l’histoire allemande, pas si lointaine que ça.

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