3 bonnes raisons de regarder "La Trève", sur France 2

CULTURE
FICTION - Parce qu’il y a toujours quelque chose à regarder à la télévision, "La Médiasphère" a sélectionné pour vous le programme du jour. Aujourd'hui, "La Trève", à 20 h 55 sur France 2.

  • 1Parce que les antihéros ont la côte

    Prix de la meilleure série francophone au dernier Festival Séries Mania, "La Trève" nous plonge au cœur d'un village perdu dans la forêt ardennaise, où le corps d'un jeune footballeur togolais vient d'être retrouvé. Yoann Peeters, un policier veuf de retour dans la région où il a grandi, est rapidement mis sur le coup. Alors qu'il pensait prendre un nouveau départ, il va rapidement déchanter. A l'instar de "True Detective" ou de "Broadchurch", "La Trève" est portée par un (anti)héros comme la télé les affectionne tant. Incarné par le comédien Yoann Blanc, ce flic en pleine déprime ne devrait pas laisser les téléspectateurs indifférents.
  • 2Parce que c'est une sorte de Twin Peaks francophone

    Une petite communauté repliée sur elle-même, des personnages inquiétants, un meurtre mystérieux, une nature oppressante, "La Trève" a de faux airs de "Twin Peaks" version belge. Le générique très réussi donne à lui seul le ton : avant même que l'intrigue ne démarre, on comprend tout de suite qu'on s'apprête à pénétrer dans un univers bien particulier. Et si l'histoire est aride, elle est compensée par une mise en scène d'une grâce et d'une fluidité envoûtantes.
  • 3Parce que la Belgique est (peut-être) le nouveau vivier de séries

    Contrairement au cinéma belge et à ses célèbres ambassadeurs (les frères Dardenne, Benoît Poelvoorde ou encore François Damiens pour ne citer qu'eux), les séries télé du plat pays étaient jusqu'ici quasiment inexistantes. Née dans le cadre du Fonds Fédération Wallonie Bruxelles-RTBF pour les Séries Belges (qui permet aux producteurs indépendants de valoriser des projets francophones), "La Trève" est la preuve qu'un vent nouveau souffle sur la Belgique. On attend à présent avec impatience de découvrir la série "Ennemi public" (inspirée de l'affaire Dutroux mais encore inédite en France, elle raconte l'histoire d'un pédophile repenti) ainsi que le polar fantastique "Beau Séjour" déjà acquis par Arte.

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