3 bonnes raisons de regarder "Traumatisme invisible" sur France 5

CULTURE
FICTION - Parce qu’il y a toujours quelque chose à regarder à la télévision, "La Médiasphère" a sélectionné pour vous le programme du jour. Aujourd'hui, " Traumatisme invisible", à 20 h 50 sur France 5.

Chaque année, 150 000 personnes en France sont victimes d’un traumatisme cérébral. Un mal invisible, donc difficile à traiter, à prendre en charge et à faire admettre à l’entourage, comme le montre Traumatisme invisible, un documentaire poignant mais porteur d’espoir.

  • 1Parce que c’est un mal courant aux répercussions imprévisibles

    Un trajet en scooter ou en trottinette, un match de rugby ou un cours de boxe : autant de plaisirs qui peuvent virer au drame lorsque le crâne est touché. Un accident de la route ou des commotions cérébrales répétées abîment la machine complexe qu’est notre cerveau, et nous rendent inadaptés à certaines fonctions simples alors que l’intelligence et le langage sont intacts. Mais quand un handicap comme celui-là ne se voit pas, ni à l’IRM ni aux yeux des autres, il est encore plus difficile à affronter. C’est le cas de Romain, 25 ans : après un accident de scooter, une fatigue chronique et des accès de violence incontrôlables le rendent incapable de travailler et d’avoir une vie sociale ; il a dû retourner vivre chez sa mère en attendant que sa rééducation lui fasse retrouver ce qu’il appelle son "moi d’avant".
  • 2Parce qu’une rééducation adaptée et prise à temps peut faire des miracles

    "Traumatisme invisible" montre des personnes atteintes à des degrés divers, qui ont été prises en charge à temps par des services compétents. Stimuler une mémoire défaillante, canaliser l’irritabilité ou les accès de violence, font partie d’un protocole efficace lorsque le choc remonte à moins de trois mois. Au-delà, les séquelles peuvent être non seulement irréversibles, mais évolutives et lourdement handicapantes. Si les neuropsychologues font des miracles avec les lésions légères, un seul service en France est spécialisé dans l’identification des différentes lésions cérébrales, dirigé par le professeur Nozar Aghakhani au Kremlin Bicêtre. Celui-ci travaille à faire reconnaître le côté pathologique de ces maux, et non plus psychologique comme c’était le cas, afin de changer le regard de la société sur leurs victimes.
  • 3Parce que la médecine s’affine pour aider les victimes à faire valoir leurs droits

    Véronique, qui était cadre dans une grande entreprise, ne peut plus travailler qu’à mi-temps avec moins de responsabilités à cause de ses pertes de mémoire : chaque jour, elle doit établir des listes sur les petites choses du quotidien. Malgré plusieurs consultations médicales, elle n’a pas obtenu le statut d’handicapée : son traumatisme crânien léger ne se voyait pas à l’IRM. C’était avant de trouver une machine beaucoup plus performante qui montre le formidable réseau caché derrière notre matière grise. Avec ces nouvelles preuves, Véronique devrait pouvoir faire valoir ses droits auprès de la Sécurité Sociale. C’est un espoir pour les nombreuses victimes de lésions qui espèrent que le monde du travail s’adaptera enfin à leurs limites, qui n’ont pas entièrement effacé leurs capacités ; leur courage n’est pas la moindre d’entre elles.

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