35 ans de la mort de Daniel Balavoine : comment deux titres inédits de la star ont été exhumés

Des recherches dans les archives de la maison de disques de Daniel Balavoine ont permis de retrouver d'autres œuvres. Certaines sont magnifiques, d'autres très surprenantes, notamment un duo.

MUSIQUE - 35 ans après la disparition de Daniel Balavoine, deux titres inédits du chanteur ont été exhumés des archives de la maison de disques Universal, à l'occasion de la sortie d'un coffret anniversaire. Une découverte fortuite dont on vous raconte les coulisses.

C’est en farfouillant dans un carton d’archives, au sous-sol de la maison de disques Universal, que Bruno Haye a mis la main sur ces deux pépites sur d'anciennes bandes magnétiques. Des perles rares dont seuls deux magnétos en France permettent encore de les écouter. 

Le premier, intitulé J’étais devenu un homme, est un morceau daté du 6 janvier 1978, en mode guitare-voix. "En écoutant, je me suis dit tout de suite : ça, c'est inédit !", relate le directeur artistique du catalogue de Daniel Balavoine au sein du label Panthéon d'Universal. 

Le second, Je ne suis pas un héros en duo inédit avec Johnny Hallyday, patientait, en silence, depuis plus de trente ans. "La voix de Balavoine et celle de Johnny étaient sur deux pistes différentes", précise-t-il à TF1.

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Un morceau oublié, un autre refusé par Johnny Hallyday

S'ensuit alors un long travail d'investigation. "Il a fallu enquêter pour retrouver l'origine de ces morceaux", explique le spécialiste, qui a exhumé ces vestiges avec l'aide de l'ingénieur du son historique de Balavoine, Andy Scott. À savoir "quand a eu lieu l'enregistrement, qui était présent ce jour-là, pourquoi n'avaient-t-ils pas été retenus à l'époque".

Le morceau J’étais devenu un homme avait été écarté d’un album et oublié depuis. Quant au duo avec Johnny sur Je ne suis pas un héros, il fut proposé au rockeur à l'époque, sans le convaincre. 

La maison de disques offre à ces deux titres une seconde jeunesse en les intégrant à un coffret anniversaire, sorti le 4 décembre 2020 à l’occasion des 35 ans de sa disparition.

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Le come-back de ces titres n'aurait pas été possible sans l'impressionnante collection d'archives de la maison de disques ayant vu éclore Dalida, Johnny Hallyday, Jacques Brel ou encore Serge Gainsbourg. Chez Universal, on surnomme cette salle à l'emplacement tenu secret le "bunker". 

Dans cette caverne d'Ali Baba, des enregistrements anciens, pas moins de 150.000 bandes magnétiques sont conservées précieusement à l'abri des regards. "C'est le patrimoine, à la fois de la maison de disques et de la France, car nous avons énormément d'artistes français. C'est l'histoire de la musique", déclare Noëlle Debailleuil, responsable documentaliste chez Universal Music. 

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