Alain Finkielkraut devient immortel (à l'Académie française)

Alain Finkielkraut devient immortel (à l'Académie française)

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POLÉMIQUE - Le philosophe a été élu ce jeudi après-midi à l'Académie française en dépit de ses opposants qui le jugent trop réactionnaire.

Le philosophe Alain Finkielkraut a été élu hier à l’Académie française, dès le premier tour, en dépit de la polémique qui a précédé le scrutin. Cinq autres candidats postulaient au fauteuil de l’écrivain Félicien Marceau disparu en 2012 : Gérard de Cortanze, Renaudot 2002 pour Assam, Alexis Antois, Yves-Denis Delaporte, Robert Spitzhacke et Athanase Vantchev de Thracy.

Une polémique avec Manuel Valls

La candidature d’Alain Finkielkraut, polémiste anticonformiste, taxé de réactionnaire par ses détracteurs, familier des plateaux de télévision et animateur de l’émission "Répliques" sur France Culture, a divisé le petit monde feutré du Quai de Conti. Personnalité "trop clivante", jugeaient en coulisses les académiciens opposés à son élection, certains allant jusqu’à évoquer l’entrée à l’Académie du Front national. "Profil idéal", "intellectuel incontournable", rétorquaient ses partisans, parmi lesquels Pierre Nora, Max Gallo, Frédéric Vitoux ou Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’institution fondée en 1635 par Richelieu.

Normalien et professeur de philosophie, Alain Finkielkraut, âgé de 64 ans, s’est fait connaître du grand public en 1977 avec Le Nouveau Désordre amoureux, écrit avec Pascal Bruckner, livre qui s’attaquait au mythe de la révolution sexuelle, puis toujours avec lui, avec Au coin de la rue l’aventure en 1979. Alain Finkielkraut avait suscité de vives controverses fin 2013 avec son essai à succès sur l’identité nationale et l’immigration, L’identité malheureuse. L’un de ses contradicteurs avait été le Premier ministre Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur. À retrouver dans la vidéo qui suit. 
 

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